Scandale des implants Essure : « Cet immobilisme m’est insupportable »

Après sa tribune parue en novembre 2018 sur le site de Médiacités dénonçant le scandale sanitaire des implants Essure, Anne-Cécile Groléas, conseillère municipale d’opposition à Vénissieux, souhaite continuer à informer les femmes sur la dangerosité de ce dispositif contraceptif.

© Julio Garcia

Anne-Cécile Groléas est une battante. Mariée, mère de quatre enfants, militante investie dans plusieurs associations et conseillère municipale d’opposition à Vénissieux, elle semble avoir toujours mené sa vie tambour battant. “Je suis comme ça, hyperactive, première levée et dernière couchée.” Même si elle doit faire face depuis de longues années à une fatigue extrême et une série de symptômes inexpliqués, elle reste debout. Car Anne-Cécile Groléas fait partie des femmes victimes du vaste scandale sanitaire des implants Essure, mis sur le marché par le laboratoire Bayer. Qui, depuis juillet 2018, “a eu l’intelligence d’arrêter la commercialisation du dispositif”, ironise-t-elle.

Premiers symptômes
En 2013, la quadragénaire cherche un moyen de contraception définitive qui lui convienne. “C’est une gynécologue qui m’a « vendu » l’implant Essure, jugeant obsolète la ligature des trompes que j’envisageais, témoigne-t-elle, en insistant sur une attitude commerciale, bien éloignée du serment d’Hippocrate. Elle me l’a présenté comme une solution sûre, sans effets secondaires, je lui ai fait confiance.”
Le 22 octobre 2013, l’implant est donc posé à Lyon, dans un hôpital public. “C’était un acte chirurgical mais je savais que dès le lendemain, un mercredi, je pourrais m’occuper des enfants et reprendre ma vie.” Trois mois plus tard, rien à signaler lors de l’échographie de contrôle obligatoire, dans le même hôpital.
Les mois s’enchaînent, la vie continue et insidieusement, les premiers symptômes apparaissent. “Ça a commencé par de la fatigue, puis des migraines, des douleurs articulaires aux épaules, aux coudes, aux mains. Des symptômes qui ne s’apparentent en aucun cas à un moyen de contraception.
Le médecin généraliste d’Anne-Cécile Groléas lui prescrit du repos, son ostéopathe lui indique de meilleures positions à adopter et lui conseille de continuer le sport. Rien n’y fait, les souffrances s’accumulent. “Spasmes musculaires, douleurs aux jambes, au bas-ventre, problèmes dermatologiques, otites, infections urinaires, etc. Je me disais : je suis fatiguée, j’attrape tout ce qui passe, ça ira mieux demain. Même la nuit, je ne me reposais pas. La douleur et la peur m’empêchaient de dormir.”
En 2016, lors d’une première visite avec un nouveau gynécologue — “La praticienne qui m’a posé les implants a refusé de me suivre, je ne l’intéressais plus. Autre colère, autre déception.” —, à la question “Comment vous sentez-vous ?”, “Moi ? Je vais très bien”, répond celle qui pourtant commence parfois à perdre les mots et la mémoire. “J’étais dans le déni complet et jamais je n’ai fait le lien entre ce que je vivais et l’intolérance aux implants.” Le médecin, lui, sait. “C’est lui qui m’a alertée. Il était très à l’écoute, respectueux. Il a compris qu’il me faudrait du temps pour comprendre et accepter ma situation.

Une hystérectomie inévitable
Puis vient janvier 2018. “Quand j’ai lu ce courrier “urgent” de l’hôpital, le sol s’est dérobé sous mes pieds, j’ai senti une vague d’émotions m’envahir, tout m’est revenu.” “Si vous présentez des symptômes depuis la pose des implants Essure, nous sommes à votre disposition pour vous revoir en consultation et envisager l’ablation de ces implants en ambulatoire.” C’est le coup de massue.
L’association Résist (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) aide alors la jeune femme à prendre conscience de ce qui lui arrive. Dans son cas, l’hystérectomie totale sera inévitable. “L’implant est présenté comme une contraception définitive certes, mais pourquoi aucun médecin n’a imaginé une solution pour pouvoir le retirer, tout simplement ?”, s’insurge-t-elle des sanglots dans la voix.
Avant son opération, fin 2018, la militante passe de longs mois à essayer de s’informer sur le sujet mais “ne trouve rien ou presque qui justifie la méfiance de certains médecins. La mésinformation est une autre partie du scandale”. Le 25 novembre, l’enquête Implant files, menée par un consortium international de journalistes d’investigation, est révélée : “Tous les médias se sont emparés du sujet, on en a entendu parler partout. Puis plus rien. Le silence, la chape de plomb. Certains pays européens ont adopté un moratoire. En France, rien. Je suis révoltée devant cet immobilisme, ça m’est insupportable. A minima, une commission d’enquête devrait être ouverte. C’est le rôle de l’Etat de prendre des dispositions.”
Aujourd’hui, Anne-Cécile Groléas est toujours en convalescence. “Après l’hystérectomie, j’ai encore des douleurs permanentes et un état de fatigue extrême. Mon gynécologue me conseille d’être patiente…” En attendant la suite, elle s’attelle à l’écriture d’un ouvrage, “sous la forme d’une enquête et d’un témoignage”, avec l’aide de la journaliste Jacqueline Maurette. Pour continuer de faire entendre sa voix.

 

175 000 femmes concernées en France
Le dispositif Essure est un implant de contraception définitive, prescrit jusqu’à récemment encore chez les femmes majeures en âge de procréer. Il est composé d’un “ressort” constitué de fibres de polyéthylène, de nickel-titane et d’acier inoxydable, placé dans les trompes de Fallope — conduit qui relie chaque ovaire à l’utérus. Au cours des semaines qui suivent l’implantation, une fibrose se produit autour des implants et bouche les trompes. Celle-ci empêche les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule : toute fécondation devient alors impossible. En France, plus de 175 000 femmes sont porteuses de cet implant. De nombreux témoignages ont fait état de multiples maux causés par ce dispositif : fortes douleurs articulaires ou pelviennes, tendinites, démangeaisons, pertes de mémoire, fatigue extrême… Commercialisés en France par Bayer, les implants Essure sont interdits en France depuis septembre 2017. En juillet 2018, le groupe pharmaceutique Bayer a annoncé l’arrêt définitif de la commercialisation de ces produits.

Une pensée sur “Scandale des implants Essure : « Cet immobilisme m’est insupportable »

  • 12 octobre 2019 à 20 h 44 min
    Permalink

    Bonjour j ai 54 anse vis seule mon surnom c était Mme cent mil WOLT depuis la pose de Se poison je m appelé 2 de tension je n ai JAMAIS DEMANDÉ SE POISON Avec mon’gynecolo que j avais depuis 1992 dans sa clinique on avait parlé de liguature des trompes suite à 1 accident je suis hémiplégique je ne c est pas pourquoi je me retrouve dans un hôpital avec 1 médecin qui n est pas le mien me vend ses bouchon magique qui bouche les trompes ??? Wy not je suis fille de militaire MAL FATIGUÉ n existe pas dans le dictionnaire oui j’ai mat quand j ai mes règles parfois hémoagique, comme. Beaucoup de femmes ,comme contraceptif il’ y a pas mieux on est tellement FATIGUÉE que l’on a plus d envie sexuelles de désir de toutes sortes à prendre le métro pour allez au cinéma même faire des choses que l on avant j ai mal de partout un rouleau compresseur m est passé dessus je vis couché en P L S AFIN QUE LES VOMISSEMENTS N AILLE NPAS dans les poumons,être réveillé par des céphalées nausées je refuse toute invitation j j’ANUL des RDV médicaux je perdais mes cheveux à pleine poignée 2014 je vais aux WC je baisse mon pantalon quand d un seul coup comme si j avais un gros aimant dans le dos je suis aspiré en ARRIÈRE hémiplégique me reste que la main droite je mouline moi main pour essayer de quoi me racroché j’ai rien pour me raccroché .= je me suis éclaté nle dos sur le réservoir d eau?? Que m arrivé t il 2eme fois après les WC je vais a LaSalle de bain pour ne laver Les main 😱🆘je suis aspiré en arrière VLAN LE DOS SUR LE BAC À DOUCHE JE PEUX ´PLUS SERRER LACMAIN AVMON MÉDECIN J AI MAL ?? Polyarthrite rhumatoïde ?? Tous les examens disent NON❌ J ai quoi je ne met tous mes symptômes 😳ESSURE JE l avais oublié malade j allais travailler depuis 2016 j ai envoyé DES COURRIERS pour avoir mon dossier médical néant courrier en AR au directeur de l Hopital NÉANT AUJOURDHUI je suis ménopausée mais très très fatigué dépression pensé a exécuté un acte je suis fatigué l acouphènes pas longtemps céphalées récurrents je n en peux plus j ai 100 ans pensé il faut aller faire les courses je peux NPLUS laver❌Ménage ❌j’ai des témoignages de médecin quîon VU C( aspiré en arrière) à mon domicile c est du carrelage quand j ouvre les yeux je me rappel pas de qui m’est arrivé il fait je me relève je vomis il fait nuit = j ai passé combien de temps par terre personne sait se que j ai Financièrement jercois pas grand chose merci d avance

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *