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Biennale de l’art contemporain : attention, fragile

Jusqu’au 31 décembre, pour la 16e Biennale, la fragilité artistique s’installe dans la métropole et entre en résonance avec plusieurs sites dont le centre d’art Madeleine-Lambert de Vénissieux. Visite aux usines Fagor.

 

« Warm in your memory », peut-on lire sur la façade des anciennes usines Fagor, qui accueillent jusqu’au 31 décembre une partie de la 16e Biennale d’art contemporain de Lyon. « Au chaud dans votre mémoire », c’est bien là que vont désormais se nicher les œuvres découvertes au cours de la visite. Des œuvres qui, l’air de rien, s’installent en vous pour réchauffer votre esprit jusqu’à l’incandescence.

L’art contemporain ne peut laisser indifférent, suscitant d’autres émotions que l’art classique, allant de l’adhésion la plus complète au rejet total. Les deux commissaires de cette nouvelle Biennale, Sam Bardaouil et Till Fellrath, ont choisi le thème de la fragilité : celle de l’art, de notre société, des individus qui la composent… Les artistes ont répondu à leur façon, de manière politique, humoristique, abstraite, technologique. Et le passage d’un hall des usines Fagor à l’autre — il y en a sept en tout — nous promène des sculptures classiques du musée des moulages de Lyon, enchassées dans des échafaudages anachroniques, aux montages anarchistes d’Organon Art Cie ou à la terrifiante vision apocalyptique de Hans Op de Beeck. Tout aussi perturbant est le travail de Sylvie Selig, de ses personnages fabriqués à partir de mannequins de couturières à la longue toile montrant l’innocence face à la guerre.

On ne peut évidemment mentionner tous les artistes ni toutes les émotions créées au cours de la visite. Permettons-nous un dernier focus sur Julio Anaya Cabanding, qui reproduit deux tableaux classiques de Chassériau, l’un peint sur des parpaings et l’autre sur du carton abandonné.

Formidable aux usines Fagor mais aussi au macLYON, à l’IAC de Villeurbanne, aux musées de Gadagne, de Fourvière, Lugdunum et Guimet, dans le jardin du musée des Beaux-Arts, au parc de la Tête-d’Or, à l’URDLA et dans d’autres lieux encore, ce Manifeste de la fragilité rend forte une certitude, discutée d’ailleurs dans la vidéo humoristique de Gabriel Abrantes (Les extraordinaires Mésaventures de la jeune fille de pierre, visible à Fagor) : l’art est essentiel.

www.labiennaledelyon.com

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