Plateforme de transport combiné : plus d’activité et moins de nuisances en 2023 ?

Peut-on réduire les nuisances liées au trafic des camions de la plateforme de transport combiné de Vénissieux/Saint-Priest, tout en augmentant l’activité de celle-ci ? Oui, veut croire SNCF Réseau. Les riverains, eux, ne demandent qu’à voir.
Le projet de réaménagement a fait l’objet d’une visite par les riverains, samedi dernier

Moins de nuisance, une activité renforcée. C’est, en somme, la promesse du projet de réaménagement de la plateforme de transport combiné de Vénissieux/Saint-Priest, dont la phase de concertation s’achève le 8 mars.

« L’opération de réaménagement de la plateforme de transport combiné rail-route a pour double objectif d’augmenter la part modale du transport ferroviaire de marchandises, tout en réduisant les nuisances routières aux abords de la zone résidentielle située chemin du Charbonnier, confirme SNCF Réseau, qui mène le projet. Cette opération prévoit pour cela la création d’un point d’entrée unique pour les poids lourds situé rue du Beaujolais, et l’allongement et la création de nouvelles voies exploitées avec des portiques de manutentions des containers ou caisses mobiles. »

Concernant la réduction des nuisances, c’est peu dire que ce réaménagement est attendu. Fin février, une visite du site a été organisée par SNCF Réseau. Une vingtaine de riverains y ont participé, dont des adhérents des associations Halte au Bruit et Berliet et Environs. Ceux-ci n’ont pas manqué d’exprimer leurs inquiétudes aux techniciens de Naviland Cargo, qui exploite le site. « Ça fait des années que ça dure, témoignait notamment Enrico Réa. Ce sont des centaines de camions qui passent tous les jours. On espère que ce projet va enfin régler les problèmes. Nous serons attentifs… »

Au moins deux trains de plus par jour

Sur le renforcement de l’activité de la plateforme, ce réaménagement doit permettre la mise en circulation de deux à trois trains supplémentaires par jour au départ de l’ensemble de la plateforme. Les trois cours changeraient alors de visage : trois nouvelles voies de 250 mètres pour la cour centrale, équipées de portiques de manutention électrique ; une nouvelle zone de stockage et une nouvelle voie de 300 mètres pour la cour sud ; et pour la cour ouest l’allongement de trois voies existantes à 450 mètres et la suppression de l’accès poids lourds actuel par le chemin du Charbonnier. Dans tous les cas, aucun accès des camions n’est prévu entre 22 heures et 5 heures du matin.

Au global, cette opération coûtera environ 16 millions d’euros, avec un financement assuré par l’État, la Région, l’Union européenne et la Métropole de Lyon. Si le calendrier prévisionnel est tenu, les travaux pourraient s’achever en décembre 2023 avec l’aménagement de la cour ouest. Et, avec eux, les nuisances quotidiennes liées à la circulation des poids lourds pour les riverains. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

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