Élection des délégués de quartier : pourquoi ils sont candidats

Ce samedi 2 décembre s’ouvre l’élection des délégués des conseils de quartier (lire ici les modalités pratiques). 106 postes sont à renouveler pour le mandat 2018-2020. Quelles sont les motivations des candidats, leurs objectifs, leurs attentes ? Réponse avec Jocelyne, Mahjouba, Ydriss et Georges.

Jocelyne Alpanes, 54 ans, médiatrice-accueil à la Maison de la Métropole de Décines (quartier Anatole-France)

« Ça fait 48 ans que je vis aux Minguettes, dans le quartier Thorez. C’est dire si j’en ai vu, des évolutions, dans le bon sens ou pas ! C’est la première fois que je me présente comme déléguée de quartier. Il y a des choses à faire pour améliorer la vie quotidienne, alors autant s’y coller au lieu de rouspéter dans son coin ! Le principal sujet de mécontentement des habitants, c’est le sentiment d’insécurité créé par les trafics, mais ils ne peuvent pas y faire grand-chose par eux-mêmes. À l’inverse, aller voir les jeunes qui font parfois du bruit tard dans la nuit, chacun peut le faire, ils ne sont pas méchants ! Moi, en tout cas, ça ne me pose pas problème : je fais partie des « anciens », j’ai un bon contact, on dialogue. On a été jeunes, nous aussi ! Ce qui s’est dégradé, je trouve, c’est l’ambiance entre voisins. Maintenant, c’est plus « chacun chez soi, chacun pour soi ». Je sais que ce qu’on demandera à la Ville, au Grand Lyon, ça ne pourra pas forcément se concrétiser d’un coup. Comme on dit, « Paris ne s’est pas fait en un jour ». Eh bien Vénissieux non plus ! »

Mahjouba Choukri, 49 ans, secrétaire médicale (quartier Charles-Perrault)

« Il y a tellement de choses à améliorer dans le quartier Monmousseau ! Le problème, c’est que beaucoup de gens se plaignent mais qu’ils n’agissent pas. C’est sûr, ce n’est pas touyjours facile, et je n’ai pas la prétention de penser que, moi-même, je vais tout résoudre en étant déléguée de quartier mais au moins, je vais tenter ! C’est sûr que si on essaye pas, on n’arrive à rien. Et c’est dans mon tempérament de foncer, même dans les murs ! Je préfère être déçue si ça n’a pas marché que regretter de n’avoir rien fait, explique cette maman de trois enfants, déléguée des parents d’élèves à l’école Charles-Perrault et au collège Paul-Éluard, qui va se présenter pour la première fois aux conseils de quartier. « À Monmousseau, il y a trop d’insécurité, des gens ont peur. Il y a besoin de dire les choses clairement. Et puis les voitures roulent trop vite, certains jeux pour enfants sont dangereux… Je sais qu’on ne pourra pas demander quelque chose et l’avoir le lendemain. Mais attention, je n’accepterai pas d’être tournée en bourrique. Je ne veux pas seulement qu’on m’entende, je veux qu’on m’écoute ! »

Ydriss Gourari, 23 ans, apprenti manager (quartier Gabriel-Péri)

« J’ai quasiment toujours vécu à Aulagne. J’ai été à l’école, au collège et au lycée à Vénissieux, c’est ma commune, je m’y sens comme un poisson dans l’eau ! Je n’ai encore jamais été délégué de quartier, mais j’ai toujours aimé participer, me faire porte-parole, être actif. Déjà à Paul-Éluard et à Jacques-Brel j’étais délégué de classe et membre du conseil de la vie lycéenne, j’ai travaillé bénévolement dans une association… Je crois que c’est ma grand-mère, Josette Barbe, une militante, qui m’a transmis ce virus de l’engagement. Elle m’emmenait aux réunions syndicales, politiques, associatives ! Elle me disait « si tu ne te bats pas, n’attends pas que les autres le fassent pour toi ». J’ai assisté à la dernière assemblée générale du conseil de quartier. Il y a parfois eu des échanges vifs mais on se connaît à peu près tous, ça aide à être dans le concret et à avancer. J’espère que mon âge facilitera l’intérêt des plus jeunes pour la vie de leur quartier. Ma priorité ? Améliorer l’état du square, mais aussi la régularité des lignes C12 et 93. Vous verrez, je ne suis pas du genre à baisser les bras ! »

Georges Louis, 63 ans, retraité de Thyssen Group (quartier Parilly)

« J’aime bien le relationnel et faire avancer les choses. » Profil idéal du délégué de quartier, donc ! Georges Louis se représente pour un second mandat. « Quand on a des idées pour améliorer son cadre de vie, on aimerait que ça aille vite, mais ce n’est pas aussi simple, on est souvent confronté à une certaine inertie, à des rigidités techniques ou administratives, au temps long des décisions budgétaires… Bref, il ne suffit pas d’avoir la volonté, il faut aussi de la pugnacité. » Côté bilan, Georges Louis pense aux aménagements sur la voirie (ralentisseurs, piste cyclable, rénovation de trottoirs…), au travail réalisé avec les bailleurs, la Ville et la police sur les questions de sécurité publique… Côté projets, il cite évidemment l’aménagement du Puisoz, dans toutes les têtes ici. « Nous serons vigilants pour que ça n’amène pas trop de nuisances, notamment la circulation amenée par les nouvelles activités, le stationnement, la pollution… » Confiant, il assure : « Nous avons la chance d’avoir un conseil de quartier qui est une bonne équipe, et un président, Jean-Louis Piedecausa, qui nous aide au maximum ».

 

 

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