Fêtes escales : rendez-vous place des Grands Hommes

Fresque B.Clarke © R.BERT Expressions 215
La fresque de Bruce Clarke sera inaugurée le dimanche 12 juillet en fin d’après-midi

 

Samedi, le parc Louis-Dupic va à nouveau retentir des musiques du festival Fêtes escales, qui s’y tient jusqu’au mardi 14 juillet. Gratuite et ouverte à tous, la manifestation va dérouler plusieurs thématiques : world music le 11 juillet, cultures urbaines le 12, chanson française le 13 et pique-nique républicain le 14, auquel s’ajoutent un concert de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon le matin, un groupe de reggae le soir, avant le Bal Décalé.
Entrées dans les habitudes vénissianes depuis 17 ans, les Fêtes escales vont malgré tout cette année se différencier des éditions précédentes. D’abord parce que les artistes qui, jusqu’à présent, assuraient le fil rouge musical en proposant aux habitants des ateliers créatifs ont été remplacés par un plasticien, le premier à être en résidence à Vénissieux.
Arrivé à la mi-juin, Bruce Clarke avait « les grands hommes » pour thème de départ de sa future peinture. Il a rencontré à plusieurs reprises des Vénissians et a créé, en mêlant ses envies et leurs suggestions, une grande fresque sur le pignon d’une façade située à l’angle de l’avenue Pierre-Semard et de la rue Eugène-Maréchal, face à la station service.
Le visage du psychiatre martiniquais Frantz Fanon, étudiant en médecine, philosophie et psychologie à Lyon, avant de fonder le mouvement tiers-mondiste et de militer pour la décolonisation, se détache nettement, souligné par le slogan : « Savoir dire non ». Au-dessus, on distingue une série de personnages dont beaucoup viennent de la photo de groupe des enfants juifs sauvés du camp de Vénissieux en août 1942.
La fresque sera inaugurée dimanche 12 juillet à 18 heures. Puis, l’artiste avec l’équipe municipale et les promeneurs se rendront au parc Dupic pour une rencontre autour d’une exposition des esquisses de Bruce Clarke et d’une séance dédicace du livre d’entretiens avec Michèle Picard (« Alors, maintenant, que la lutte soit belle… »), que le plasticien a illustré (paru à La passe du vent).
Puisque peinture et musique feront bon ménage et bien que Bruel ne soit pas de la partie, empruntons-lui néanmoins quelques mots pour se donner rendez-vous dimanche, même heure même pomme, et faire de la place aux grands hommes.

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