Opération Corat : des contrôles routiers contre les cambriolages

À en croire les policiers et les gendarmes, les cambrioleurs sont presque des travailleurs comme les autres. Ils partent au “boulot” le matin, dans les zones pavillonnaires excentrées de l’agglomération, et rentrent tranquillement en fin de journée, en empruntant, comme tout le monde, les axes pénétrants. C’est là que les attendaient jeudi, en fin d’après-midi, une soixantaine d’agents des forces de l’ordre.

À Bron, Saint-Priest ou encore à Vénissieux, à l’angle de l’avenue Charles-de-Gaulle et du boulevard de Parilly, tous les véhicules potentiellement suspects, en particulier les camionnettes, étaient contrôlés. Dans le ciel, un hélicoptère complétait la surveillance.
Des moyens d’une ampleur rare pour une opération conjointe police-gendarmerie qui ne l’est pas moins. Nom de code : Corat, comme Coopération renforcée des agglomérations et des territoires. Aux commandes, le commissaire Pierre Labalme et le colonel Xavier Guymard. “Les cambriolages font partie des infractions les plus nombreuses et c’est une infraction difficile à élucider, expliquait le commissaire Labalme. Avec ce genre d’opération, on peut mettre la main sur des objets volés dans les coffres des voitures.”
Hormis les axes routiers, les transports en commun ont également été placés sous surveillance. De nombreux contrôles ont notamment été effectués au pôle d’échanges de la Gare de Vénissieux.

Pas un cambrioleur n’est toutefois tombé dans les mailles du filet. Sur 200 véhicules et 300 personnes contrôlés, les policiers et les gendarmes ont constaté une cinquantaine d’infractions au code de la route et interpellé deux personnes étrangères en situation irrégulière. « C’est comme à la chasse, commente le commissaire Labalme, parfois on revient la besace pleine, parfois on revient bredouille. »

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