Les tracas du quotidien au centre des attentions

Le Centre avait la responsabilité d’ouvrir la saison des assemblées générales des conseils de quartier de Vénissieux. Hier soir, il y a principalement été question de stationnement, de circulation et de lutte contre les incivilités.
Une centaine de Vénissians avaient fait le déplacement pour l’assemblée générale du Conseil de quartier du Centre

Dans les prochaines années, le centre de Vénissieux sera traversé par une nouvelle ligne de tramway, la ligne T10, entre Gare de Vénissieux et Gerland. Mais hier, à l’occasion de la première assemblée générale des conseils de quartier, les habitants ont souhaité évoquer avec l’équipe municipale, avant tout, leurs soucis actuels.

« Nous rencontrons des soucis de dépôts sauvages, assurait par exemple une habitante. Certains ont même le culot de jeter leurs ordures n’importe où, et de les signaler ensuite via le CLIC (l’outil numérique municipal de signalement des dysfonctionnements, NDLR), pour qu’ils se fassent enlever par les services municipaux ! »

« Je vis à Vénissieux depuis de très nombreuses années, assurait, ensuite, une autre habitante. Il y a dans le Centre de vrais problèmes de stationnement des voitures, qui empiètent sur les trottoirs au détriment des personnes à mobilité réduite qui ne peuvent plus passer. De plus, le parc Louis-Dupic est le théâtre de nombreuses incivilités. Des crottes de chien partout, des vélos, des motos… Il devient dangereux de s’y promener. »

« Concernant une utilisation abusive du CLIC, a répondu Michèle Picard, maire de Vénissieux, sachez que l’on vérifie toujours l’origine des signalements pour éviter les abus. Pour les dépôts sauvages, nous avons enfin la possibilité légale de procéder à des vidéo-verbalisations, ce que nous faisons depuis un mois. C’était une demande forte des habitants, et c’est un outil important pour lutter contre ces incivilités. Sur le sujet du stationnement et des problèmes rencontrés au parc Louis-Dupic, la Ville emploie actuellement quatre ASVP ; leur nombre va passer à douze d’ici la fin de l’année. »

Une riveraine de la rue Carnot a tenu, pour sa part, à signaler la place prise par les voitures sur les trottoirs et les stationnements abusifs. « Parfois, je ne peux même plus rentrer chez moi, sans parler de l’attitude des automobilistes », regrettait-elle. « Rue Émile-Zola, c’est devenu une piste de circuit automobile, pointait une voisine. Le soir, la nuit et le week-end, de gros bolides passent à vive allure. C’est très dangereux. » « Boulevard Laurent-Gerin, nous sommes confrontés à de gros problèmes de sécurité, assurait un Vénissian. Des jeunes et des moins jeunes squattent, font du bruit, se ‘défoncent’ au protoxyde d’azote… Et quand on appelle la police, elle ne se déplace pas. »

Sur ces points, c’est justement un représentant de la police nationale qui a pris la parole — Michèle Picard rappelant, au passage, avoir pris en avril un arrêté contre l’utilisation du protoxyde d’azote à des fins détournées de gaz hilarant. « Stationnement, agressivité, squat… nous sommes d’accord, depuis le déconfinement, on constate une montée de l’incivisme. Nous devons, tous, réapprendre à vivre ensemble. Néanmoins, lorsque vous nous appelez, nous nous déplaçons toujours, sauf lorsque nos équipages sont sur d’autres interventions plus stratégiques pour votre sécurité : agressions physiques, trafic de drogue, violences conjugales… C’est quelque chose qu’il faut avoir à l’esprit. Si la police ne vient pas, ou n’arrive pas assez vite, c’est parce qu’il se passe quelque chose de plus grave ailleurs. »

« C’est regrettable, mais de très nombreux postes ont été supprimés dans la police nationale, a rappelé Michèle Picard. C’est l’État qu’il faut confronter à ses obligations. Nous comptons sur vous, aussi, pour exiger de lui plus de moyens pour assurer votre sécurité. »

Une pensée sur “Les tracas du quotidien au centre des attentions

  • 11 octobre 2021 à 6 h 31 min
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    La répression c’est indispensable mais comment comprendre que certains habitants n’aient aucun respect pour la ville (et les agents qui nettoient) en jetant leurs détritus en ville, en se garant n’importe, en roulant à vive allure parfois en sens interdit! On ne peut empêcher ces comportements avec des caméras! c’est une question d’éducation et de respect des autres. Les regroupements de drogués ou d’alcooliques se multiplient au vu et su de tous. Le centre a bien changé.. pourquoi? je ne crois pas que le confinement soit responsable de la montée des incivilités, cela augmente d’année en année l’insécurité n’est pas seulement un ressenti mais une réalité. Les forces de police ne peuvent pas tout, la police municipale fait ce qu’elle peut, on a le sentiment qu’il faut accepter que certains pourrissent la vie de tous, je connais plusieurs personnes qui ont quitté le centre ville tant leur quotidien était insupportable. La réponse « c’est la faute des gouvernements » est, à mon sens, insuffisante les « tracas.. » comme écrit en titre sont de vrais problèmes.

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