Santé publique France a publié, le 28 juin, un premier bilan humain de l’épisode caniculaire qui s’achève — des données « partielles » qui « sous-estiment le nombre total de décès », prévient cependant l’agence nationale de santé publique. Ce bilan indique que « depuis le 24 juin, environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux décès observés les mois précédents ».
Partout en France, les hôpitaux constatent une hausse du nombre de passages aux urgences. En région parisienne par exemple, 3 000 passages aux urgences ont été constatés pour la journée du 26 juin, un niveau « exceptionnellement élevé », supérieur de 36 % à une journée en moyenne, selon l’AP-HP.
Même constat à Vénissieux, où les urgences des Portes du sud ont dû accueillir plus de patients qu’à l’accoutumée. « Nous avons constaté, pendant la canicule, environ 100 passages par jour aux urgences, contre 75-80 en temps normal, indique Delphine Henniart, directrice adjointe de l’établissement de santé. Une arrivée de patients supplémentaires que nous avons pu néanmoins gérer en s’adaptant en amont, en mobilisant nos équipes pour cette période particulière. »
Et la directrice adjointe de détailler les raisons de ces passages aux urgences : « des jeunes alcoolisés, des personnes âgées, des nourrissons, des personnes fragiles et/ou atteintes de maladie chronique… bref, tout le monde a pu être touché par les fortes chaleurs. » Lesquelles sont de nouveau annoncées pour les prochaines semaines. « Nous sommes déjà en train d’organiser les ressources humaines, confirme Delphine Henniart. Que ce soit en termes de médecins, d’infirmiers et infirmières, de personnel administratif… »





































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