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Lors de la mobilisation lycéenne à Jacques-Brel mardi 29 septembre, des violences ont marqué le blocus lancé par les élèves. Départs de feu, pétards, mais aussi gaz lacrymogènes et interpellations musclées : la situation a été extrêmement tendue pendant plusieurs heures. Au moins quatre élèves auraient été arrêtés.
Dans un communiqué, enseignants et personnels, soutenus par les sections CGT, FSU et Sud Éducation, dénoncent des « violences policières inacceptables » et pointent du doigt la direction de l’établissement tout comme le Rectorat. « Les forces de l’ordre interpellaient violemment des élèves sous nos yeux, notamment pour avoir filmé leurs actions. Certain-es d’entre elles et eux font état de séquelles physiques et de passages à l’hôpital après leur arrestation. Le climat de tension était ainsi entretenu par l’attitude agressive des forces de l’ordre. »

Ils regrettent également que les cours aient été maintenus jusqu’à 13h30, malgré les événements qui se déroulaient à l’extérieur. « Plusieurs collègues ont demandé en vain à la direction de fermer le lycée (…). La direction s’est obstinée dans son refus pendant de longues heures. (…) Dehors, les collègues grévistes assistaient, impuissant-es, aux salves de lacrymos. À l’intérieur du lycée, les cours ne pouvaient se dérouler normalement et perdaient tout sens au vu de ce qui se passait. »
Ce mercredi, l’établissement est resté fermé à la suite d’une décision de la direction, mais les signataires du communiqué annoncent ne pas vouloir reprendre les cours tant que « la sécurité de[s] élèves et la [leur] ne seront pas assurées ». Ils se disent « écœuré-es et indigné-es ».
Ils dénoncent notamment « l’irresponsabilité » des forces de l’ordre, du Rectorat et de la direction. « Nous dénonçons depuis des années, y compris par la grève, le manque de moyens pour le service public d’éducation et singulièrement dans notre établissement, qui n’est pas en capacité d’assurer ses missions. »
Ils demandent la libération des élèves en garde à vue et l’abandon des poursuites contre les jeunes interpellés, une rencontre avec le Rectorat pour porter leurs revendications ainsi qu’une journée banalisée pour échanger avec les élèves et apaiser la situation.






























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