

Le coach Philippe Del Rey avec ses jeunes protégés en 2024. Photo DR
Le gala a d’abord été ce rendez-vous convivial marquant la fin de saison, avec boissons, barbecue et écran pour assister à France/Norvège. Mais le temps fort de cette soirée du 26 juin était bien plus de saluer le parcours de Philippe Del Rey, celui qui a fondé le Bunkaï, il y a 26 ans, et consacré quatre décennies à transmettre sa passion. « J’ai commencé par la gymnastique avec le CMO-V, devenant champion de France par équipe avec Bachir Salmi comme encadrant. Ensuite, je me suis tourné vers le karaté, ma passion, au Sen No Sen puis au club du Charantonay avant de m’installer ici, dans le quartier Max-Barel/Pasteur, avec la création d’un club au sein du groupe scolaire. »
Au fil des années, Philippe a vu défiler des générations de pratiquants. « Des champions de très haut niveau (national, international) ont été formés ici, mais je n’ai jamais voulu monter une usine à champions. J’ai toujours défendu un karaté basé sur l’effort, le courage et le respect. Benjamin Mattioli, le président arrivé au club à l’âge de 4 ans, a été titré à un niveau mondial. Mais il transmet désormais son savoir, c’est presque plus important pour moi. »
Les plus belles réussites en effet ne se mesurent pas en médailles. « Prenons l’exemple de Gaétan, évoque le responsable sportif. Ce jeune homme timide qui n’avait pas trop les moyens de prendre une licence au club ; aujourd’hui, il est médecin généraliste à Roanne. C’est une vraie fierté pour nous. »
Éducateur passionné, attaché aux valeurs de respect et de dépassement de soi, Philippe Del Rey a par ailleurs le bonheur de pouvoir compter sur le soutien indéfectible de son épouse Angélique, et de ses deux fils Mattéo et Lucas.
Venu en voisin dans un quartier qu’il connaît bien, l’adjoint aux sports Lotfi Ben Khelifa a salué le travail des bénévoles du club, et les a encouragés à poursuivre leur engagement. Parmi les priorités figurent la stabilisation du nombre de licenciés, et le développement des actions solidaires, notamment avec la 2e édition du gala caritatif des arts Martiaux prévu à l’automne au profit « d’Enzo One Life. » Autre défi : intégrer le tissu scolaire pour initier les jeunes à la discipline.




































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