

Les parents sont venus nombreux pour apporter leur soutien aux enseignants
Après les écoles Parilly et Max-Barel, c’est au tour des parents d’élèves de l’école Henri-Wallon de faire entendre leur voix. Il y a quelques jours, ils ont appris la fermeture d’une classe dans l’école maternelle, qui passera de quatre à trois classes regroupant les élèves de toute petite, petite et moyenne sections.
Il n’en fallait pas plus pour créer un émoi et que les familles se mobilisent. Ce jeudi 11 juin, une trentaine de parents étaient présents pour soutenir le mouvement et bloquer l’entrée de la classe. « Non c’est non ! », « on lutte pour l’éducation de nos enfants », scandaient-ils.
Déjà 125 élèves sont inscrits pour la rentrée prochaine. Avec cette fermeture, les effectifs vont monter à 26 élèves par classe, alors qu’ils sont actuellement 19. De plus, d’autres inscriptions devraient arriver en cours d’année, ce qui inquiète les familles.


« Comment faire progresser un enfant qui ne sait pas lire, ou qui est en difficulté avec des classes qui sont surchargées ? se demande Asica Rajack, maman d’enfants scolarisés dans l’école. Ce n’est pas possible. Surtout pour les petits niveaux, entre la séparation avec les parents, l’adaptation à l’école, la sécurité, garder l’attention des élèves, les profs sont déjà surchargés. »
Naslah Mmadi, autre parent d’élève, ne dit pas autre chose: « Ils nous enlèvent des moyens alors que c’est déjà compliqué de faire grandir des enfants ici. Les enseignantes ici sont des battantes, elles viennent même quand elles sont malades car elles savent que si elles s’absentent, il n’y aura pas de remplacement. »
Un retour de l’Académie attendu lundi
« Tout le monde est pénalisé par cette suppression : les enseignants comme les élèves, continue-t-elle. C’est maintenant que tout se joue pour les enfants, pas quand ils auront 18 ans. Après, il ne faudra pas se plaindre du niveau des élèves et en vouloir aux profs. »
Christian Tête, délégué départemental de l’Éducation nationale (DDEN), était présent pour apporter son soutien aux familles : « C’est un drame, toutes ces fermetures, alerte-t-il. Dans tout le pays, les moyens pour l’éducation disparaissent, ça s’effondre. On dit à la jeunesse d’adopter un comportement civique et responsable sans lui en donner les moyens. »


Même constat pour Jean-Paul Crouzet, adjoint au maire de Vénissieux en charge de l’éducation : « L’académie nous dit que les enveloppes sont réparties équitablement entre les écoles mais ce n’est pas ce qu’on voit : les remplacements ne sont pas assurés, les notifications MDPH ne sont pas satisfaites, etc. On ne peut pas accepter ce discours, les écoles méritent mieux. »
Les membres de l’association de parents d’élèves ont pu échanger avec un membre de l’académie au cours de la mobilisation. « Notre colère a été entendue, assure une des mamans. Nous aurons une réponse lundi pour savoir si la classe ferme ou pas. »







































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