

Photo Mehdi Benkaci pour Unsplash
Quatre-vingt-dix ans après l’instauration des congés payés, partir en vacances reste un privilège pour une partie importante de la population. Tel est le constat dressé par le Secours populaire français (SPF), à l’occasion de la publication de son dernier baromètre Ipsos consacré à l’accès aux vacances. « Si ce droit est considéré comme l’un des acquis sociaux les plus précieux des Français, la hausse du coût de la vie pousse de nombreuses familles à y renoncer », regrette ainsi Sébastien Thollot, secrétaire général de la fédération du Rhône du Secours populaire.
Selon cette enquête, 27 % des Français ne prévoient pas de partir cet été. Plus largement, un tiers de la population a dû renoncer à des vacances au cours des quatre dernières années pour des raisons financières. Et lorsque vacances il y a, celles-ci s’accompagnent désormais souvent de sacrifices : un quart des Français déclarent avoir dû réduire leurs dépenses pendant plusieurs mois afin de financer leur séjour.
La « Journée des oubliés » le 27 août
Et pourtant, selon l’enquête Ipsos, 86 % des Français estiment que les vacances sont nécessaires pour préserver leur équilibre moral, 95 % jugent indispensable que les enfants puissent découvrir d’autres horizons.
Alors, pour aider les familles « à bénéficier de ce droit fondamental », le Secours populaire poursuit son engagement historique. Dans le Rhône, cette mobilisation se traduit par une offre diversifiée. En 2025, plus de 100 enfants sont partis en centre de vacances, tandis que 66 familles, soit près de 270 personnes, ont bénéficié de séjours en autonomie ou accompagnés. Des séjours collectifs à destination des jeunes adultes ou des seniors sont également organisés.
Cet été, l’association proposera bien sûr divers séjours et sorties. À Avignon, Marseillan, Saint-Pierre-la-Mer, Touroparc… sans oublier la traditionnelle Journée des oubliés des vacances, organisée cette année à la Vallée Bleue pour les enfants n’ayant pas eu la chance de partir. « Ces initiatives sont rendues possibles par le soutien des donateurs, d’entreprises partenaires, de la CAF, de l’Agence nationale pour les chèques-vacances et des collectivités locales, rappelle Sébastien Thollot. Nous avons noué de solides partenariats, comme avec la Métropole de Lyon ou la mairie de Vénissieux à travers l’APASEV. Notre souhait, c’est que, tout comme le droit à l’éducation, au logement ou au loisir, le droit aux vacances reste un droit fondamental qui ne doit pas être bafoué. »


































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