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À Max-Barel, les parents s’opposent aux suppressions de classes

Des parents organisaient un blocus devant l’école ce jeudi pour dénoncer la suppression de deux classes et le non-remplacement d’enseignants.

« Pas de profs, pas de classes, stop !! » Ce jeudi 30 avril, une dizaine de parents d’élèves se sont mobilisés devant le groupe scolaire Max-Barel pour faire savoir leur mécontentement. Un blocus a été mis en place devant l’école pour interpeller les autres parents présents, les informer des revendications et leur faire signer une pétition. « Si vous ne bougez pas, rien ne changera », prévenait Basma Jeguirim, présidente des parents d’élèves de l’école maternelle et élémentaire.

L’établissement fait partie des écoles touchées par des fermetures de classes pour la rentrée prochaine. Une classe à double niveau est menacée ainsi qu’une classe de petite section. « Notre voix n’est pas entendue, estime la présidente des parents d’élèves. Il faut que tous les parents se mobilisent. » Ils sont plusieurs à partager le constat des manifestants. Alors que le rectorat met en avant la baisse des effectifs pour justifier la fermeture des classes, une maman présente affirme que son enfant n’a pas été accepté pour la rentrée de septembre à Max-Barel : « C’est mon école de secteur, pourtant la mairie m’a appelée pour me dire qu’il n’y avait plus de place et qu’il ne pourrait pas être pris. Ils m’ont dit que je devais l’inscrire à Henri-Wallon, qui est loin de chez moi. »

Pour Basma Jeguirim, la situation de l’établissement doit être revue : « Nous sommes classés REP, donc il y a des enfants qui ont des difficultés d’apprentissage. On ne peut pas les mettre dans des classes surchargées. Ils doivent avoir accès à l’éducation. » Dans l’école, plusieurs parents se plaignent également d’enseignants non remplacés. « Avec des classes plus remplies et parfois des professeurs absents, c’est très compliqué pour le suivi scolaire de nos enfants », estime Hilal Sogutlu, dont la fille est en grande section. D’autres parents mentionnent une classe de petite section sans enseignant depuis deux mois et dont les enfants sont dispatchés dans d’autres classes de différents niveaux. « On a l’impression d’être abandonnés, affirme Basma Jeguirim. Si l’Éducation nationale ne s’inquiète pas de cette situation, on veut montrer que nous, les parents, sommes mobilisés pour l’avenir de nos enfants. »

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