

Enfants réunis en activité à « La Maison chaleureuse » du camp de Jénine. Photo © Association France Palestine Solidarité 44
Dès la mi-journée, ce samedi 2 mai, la Maison des fêtes et des familles s’est animée autour de jeux pour enfants et de stands de restauration tenus par les bénévoles. « Les mamans ont tout confectionné », soulignait avec fierté Nadia, l’une des cuisinières, en disposant sur les tables cornes de gazelle, baklavas, gâteaux fondants et autres douceurs. Les amateurs de salé n’étaient pas en reste avec un généreux plat de chakhchoukha algérienne.
Afsia M’hamedi, présidente de l’association, a salué l’engagement de ces bénévoles, rappelant que cette journée se voulait « avant tout conviviale, sans dimension religieuse ni politique, et ouverte à toutes celles et ceux souhaitant soutenir une cause humaniste ».
Le temps fort de l’événement s’est tenu en fin d’après-midi, avec une visioconférence réunissant quatre Palestiniennes investies dans « La Maison chaleureuse ». Parmi elles, Najet et Abla, respectivement coordinatrice et formatrice auprès d’enfants en situation de handicap, ont décrit des conditions de vie particulièrement précaires, tout en mettant en avant leur détermination à favoriser l’accès à l’éducation.
Elles ont également évoqué leur venue à Vénissieux en janvier dernier, lors de laquelle 5 650 euros avaient été récoltés grâce à la vente de créations artisanales, notamment des poupées. Ces dernières jouent un rôle clé : « elles sont l’un des meilleurs moyens de libérer la parole des enfants traumatisés du camp ».
Najet et Abla ont tenu à remercier la Ville de Vénissieux pour son soutien constant ces dernières années, exprimant l’espoir de voir ce partenariat se poursuivre, avec en perspective un nouveau déplacement à Vénissieux à l’automne prochain. Plusieurs élus municipaux, issus de la nouvelle comme de l’ancienne majorité, étaient d’ailleurs présents pour témoigner de leur soutien.
La journée s’est conclue dans une ambiance festive, au rythme des platines de DJ Rabah, dont la programmation éclectique a su rassembler toutes les générations. Moment particulièrement apprécié : la chanson « Ana Dammi Falastini » (« Mon sang est palestinien »), reprise en chœur par de nombreux participants.





































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