Fin mars, dans notre numéro 822, nous évoquions une potentielle extension du datapole Lyon-Vénissieux exploité par UltraEdge. Selon nos confrères du Progrès, le projet franchit aujourd’hui une nouvelle étape : une demande de permis de construire a été déposée en mairie par le groupe, né en 2024 de la cession des activités data centers d’Altice France (SFR) à Morgan Stanley Infrastructure Partners.
Si cette demande devait être acceptée, le plus gros data center de l’agglomération doublerait alors quasiment de surface, passant de 17 000 à 33 000 m². Et ce, pour une puissance informatique qui passerait de 6,4 à 8,4 mégawatts.
Côté calendrier, rien n’est cependant fixé, dans l’attente des différentes validations administratives. Le coût de cette extension n’a pas non plus été définitivement chiffré. « Avec cet agrandissement, UltraEdge souhaite proposer aux entreprises et particuliers de la région lyonnaise les mêmes capacités de puissance, de connectivité et de services que celles disponibles à Paris ou Marseille », rapporte Le Progrès. Il s’agit aussi, pour le groupe qui possède aujourd’hui 248 sites sur le territoire français, d’anticiper la hausse des besoins de stockage causée, notamment, par le développement de l’intelligence artificielle.
Une perspective qui ne réjouit pas tous les riverains. Installée à la résidence Le Blanc-Mesnil depuis 1987, à quelques mètres du site, Jacqueline (prénom d’emprunt), 83 ans, évoque « d’importantes nuisances ». « La nuit, le bruit est vraiment important, surtout pendant les périodes de forte chaleur quand on essaie de dormir les fenêtres ouvertes, déplore l’ancienne enseignante. Et puis, le site dégage de la chaleur ! C’est très gênant, ce projet d’extension inquiète le quartier. »
Des craintes balayées par UltraEdge, qui indique « respecter la réglementation » acoustique et mener une étude « pour valoriser une partie de [la chaleur perdue], conformément aux exigences européennes applicables aux data centers ». Le groupe assure aussi qu’à l’heure actuelle, la chaleur est évacuée par un système de refroidissement installé sur les toits, avec un impact « totalement négligeable » sur l’atmosphère.







































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