

Il y aurait près de 300 structures de Capoeira en France. Dont Acanne Capoeira Angola, active dans l’agglomération lyonnaise. C’est cette association qui aura permis à de nombreux enfants et jeunes adolescents de découvrir cet art martial ancestral afro-brésilien au Parc de Parilly.
Vêtu de son abadà, un pantalon large et souple parfaitement adapté aux acrobatis, coups de pied et positions basses, Samuel « Pegasus » Cuillier transmet sa bonne humeur et sa passion pour cette discipline ludique créé du temps de l’esclavage au Brésil.
« Pouvez-vous m’expliquer ce qu’est la Capoeira », lance Samuel a son jeune auditoire pour amorcer une séance. « C’est la bataille », lui répondent les enfants. « La bataille ? Le jeu de cartes ou la bataille navale, interroge l’instructeur avec un large sourire. Non, à la fois une danse, un combat avec des coups de pied et des acrobaties et de la musique. »
Au rythme du pandeiro, un tambourin traditionnel, les enfants assimilent instantanément les mouvement et positions de base. Notamment la ginga, le jeu de jambes caractéristique, jambes fléchies. Mais aussi la cocorinha, l’accroupissement pour se protéger, comme une tortue dans sa carapace. « J’aime bien quand on donne des coups de pied », s’exclame Justine (9 ans), très à l’aise grâce à de bases solides en gymnastique.
Là aussi, les mouvements offensifs s’apprennent en un clin d’oeil : coup de pied du crabe, de l’aigle, du zèbre, du scorpion… Les enfants adhèrent et testent leur souplesse et leur vivacité dans un circuit composé d’élastiques, de cerceaux et de plots avant de finir avec un loup glacé revisité.
« J’ai vécu dix ans au Brésil, nous confie Samuel. C’est là-bas, dans la favela, que je me suis vraiment imprégné de la Capoeira, qui est un art martial très culturel et diversifié. »





































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