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Vers la fin de Bosch à Vénissieux

Le groupe Bosch va fermer son bureau d’études à Vénissieux, où travaillent une quarantaine de personnes. Ce qui clôt l’histoire du géant industriel allemand dans notre ville.

(photo archives) Bosch aura, un temps, employé quelque 1 000 personnes à Vénissieux, avant de voir ses effectifs se réduire d’année en année.

Bosch à Vénissieux, c’est bientôt fini. On a appris, le 20 janvier, que le groupe allemand allait fermer en 2026 le bureau d’études de la division Diesel installé à Vénissieux. Ce qui va entraîner la suppression d’une quarantaine d’emplois, et marquera la fin de l’aventure locale du géant industriel.

Ce n’est pas la seule fermeture annoncée par Bosch en France. En effet, le site de fabrication de correcteurs électroniques de trajectoire (ESP) pour l’automobile, situé dans l’Allier, à Yzeure, va également être fermé d’ici à la fin de l’année. Ce qui représente 265 salariés. Des décisions justifiées par la direction par une activité « confrontée à une pression croissante due au ralentissement économique persistant » dans le secteur de l’équipement automobile en France. Lequel laisserait entrevoir « une baisse significative de la demande en Europe » et « une diminution [du] chiffre d’affaires ».

« Bosch se désengage clairement de la France, regrette Gilles de Gea, secrétaire de l’union locale CGT. Il n’y a pas encore de date précise pour la fermeture du bureau d’études de Vénissieux, mais ce sera bien cette année. Il ne restera donc rien de Bosch dans notre ville, à part Rexroth [qui propose des solutions d’automatisation, d’hydraulique industrielle et des produits destinés aux engins mobiles, ndlr]… qui peut aussi être fragilisé par cette fermeture, puisque l’entreprise est en restructuration jusqu’à la fin de l’année 2027. »

Selon l’AFP, Bosch avait annoncé la suppression de 9 000 postes depuis 2024, et avait déclaré en septembre vouloir supprimer 13 000 postes supplémentaires d’ici 2030 en Allemagne, en raison de la concurrence chinoise.

Voilà vingt ans, près de 1 000 personnes travaillaient à Vénissieux pour le géant allemand, qui occupait un site de 11 hectares devenu par la suite Usin Lyon Parilly. L’équipementier avait essayé de rebondir en se lançant dans la production de panneaux photovoltaïques. Mais la tentative avait échoué. Avec la fermeture du bureau d’études, c’est une autre page de l’histoire industrielle de Vénissieux qui semble se refermer.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Mino

    29 janvier 2026 à 6 h 13 min

    L’industrie, pourvoyeuse d’emplois productifs perd des emplois dans tous les secteurs. Vénissieux n’échappe pas à cette casse. La politique industrielle menée par le gouvernement met en danger notre pays qui deviendrait « le bronze cul de l’Europe » sans une prise de conscience et une mobilisation forte face à cette casse industrielle.

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