Depuis la rentrée de septembre, les élèves du collège Aragon n’ont plus accès à la cantine de l’établissement. Chaque jour, ils sont plus de 100 à devoir prendre un bus jusqu’au collège Katia-Krafft, situé à plus de trois kilomètres. Au total, trois cars sont affrétés et il faut près d’une demi-heure pour effectuer l’aller-retour jusqu’à la cantine.
Cette décision fait suite à un contrôle sanitaire des services d’inspection de la préfecture du Rhône, lesquels avaient estimé nécessaire de mettre le bâtiment aux normes sanitaires. Depuis, les élèves ont perdu plus de 300 heures de cours : « En termes de logistique, c’est très compliqué, nous expliquait Colin Gagnaire, CPE de l’établissement, début octobre. On a dû décaler beaucoup de cours car les élèves n’arrivaient pas à temps. » Ces difficultés s’ajoutent à la vétusté du collège : des matériaux amiantés sont toujours présents et l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap reste insuffisante.
Dans Le Progrès, Sarah Peillon, vice-présidente de la Métropole de Lyon chargée des collèges, réagissait en indiquant que le « collège Aragon est celui dont la situation de vétusté est la plus préoccupante ». Pourtant, les travaux ne sont pas prévus dans l’immédiat : « Il n’y aura pas de pelleteuse dans l’établissement cette année. Ce sera sur un temps long car, avec la présidente Véronique Sarselli, on veut un projet ambitieux. »
À la suite de ces déclarations, la Ville de Vénissieux a publié, ce mercredi 4 novembre, un communiqué pour interpeller la Métropole de Lyon. Le 1er octobre dernier, Idir Boumertit, maire de Vénissieux, avait aussi envoyé une lettre à la collectivité.
« Aucune perspective concrète »
« Depuis de nombreuses années, la communauté éducative attend une transformation durable et profonde de cet établissement », indique la municipalité. Elle rappelle qu’un plan avait été approuvé en mai 2025. Il prévoyait la restructuration, le désamiantage et la rénovation énergétique de la demi-pension, ainsi que la mise en accessibilité du collège.
Mais, pour la Ville, ce programme reste insuffisant : « Nécessaire, ce programme ne constitue pas une réhabilitation globale et ne fixe aucun calendrier précis de réalisation. L’ambition doit couvrir l’ensemble du cadre scolaire : traitement durable des matériaux amiantés, rénovation des bâtiments et des espaces d’enseignement, qualité des espaces de vie et d’accueil, confort thermique et accessibilité pour tous. »
Si la municipalité « prend acte » du projet plus ambitieux annoncé par la Métropole de Lyon et sa nouvelle majorité, elle demande aussi q’un « programme précis et une enveloppe adaptée » soient communiqués. Pour l’instant, « aucune perspective concrète » n’est donnée aux familles et aux personnels. « Les élèves de Vénissieux ont droit aux mêmes conditions d’apprentissage et à la même ambition éducative que tous les collégiens de la Métropole », réaffirme la Ville.
Contacté, le service presse de la Métropole n’a pas répondu à nos sollicitations.






























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