Dix ans d’Unesco au collège Balzac

La salle du Théâtre de Vénissieux était remplie, ce 20 juin, à l’occasion de la soirée de fin d’année du collège Balzac. Une soirée qui célébrait les dix ans d’affiliation de l’établissement vénissian avec le réseau Unesco et au cours de laquelle les élèves, accompagnés de musiciens professionnels — et pas n’importe lesquels puisqu’il s’agissait du groupe marseillais Sabâ et des mythiques Awatiñas, en provenance de Bolivie — firent une démonstration de leurs qualités artistiques.

Qu’ils se réunissent en chorale, sous la direction de leur enseignante Hélène Leone, chantent seuls (tel Husamedin qui reprit « L’affiche rouge » d’Aragon/Léo Ferré ou un be-bop écrit par… le dessinateur DuBouillon) ou fassent une démonstration de piano (Cali et Solennel, à quatre mains et à deux), le talent était bien au rendez-vous.

Hélène Leone et Maud Rouvière, ancienne prof d’arts plastiques à Balzac et membre des BoliBalzac, accueillaient ensuite sur scène DuBouillon pour parler de la deuxième édition du concours de dessins lancé, avec l’Unesco, dans un lycée africain du Burkina Faso et plusieurs collèges français : Neuf-Brisach (Haut-Rhin), Balzac à Vénissieux, Jacques-Cœur à Lentilly, Paul-Vallon à Givors et François-Truffaut à Rive-de-Gier. « J’ai toujours de la peine à devoir retirer des dessins, reconnaissait DuBouillon. Comme on le dit pour le sport, l’essentiel est de participer ! Tous les enfants savent dessiner avant d’écrire. Jusqu’à 6 ans, ils sont tous des artistes. Après, ça se gâte un peu car ils entrent dans le système éducatif. »

Chaque établissement a obtenu un prix et c’est grâce à Johnny que Balzac a pu grimper sur la deuxième marche du podium. Puis vinrent les Awatiñas : « Nous sommes heureux de jouer notre musique avec les élèves. Ils sont un exemple pour le monde entier. La langue aymara n’est pas facile. Nous montrerons les vidéos de ce spectacle en Bolivie. Les gens seront fiers de voir que vous vous intéressez à leur culture ! Nous remercions vraiment Elenita Leone. »

Toute fière elle aussi, Elenita (pardon, Mme Leone) renchérit que c’était grâce aux Awatiñas que le collège avait reçu le label Unesco. Vincent Best, enseignant d’arts plastiques, vint ensuite présenter les dessins sur la liberté d’expression réalisés par 180 élèves de 3e, inspirés par l’artiste Shepard Fairey. « Nous nous considérons, assura-t-il, comme des professeurs de développement durable ! »

Il fut encore question de l’action menée par les élèves du collège pour la déparasitation des enfants boliviens. Puis les Awatiñas sont revenus pour finir en beauté la soirée, avec de belles démonstrations de caporales, danses boliviennes, par les BoliBalzac.

Ce 23 juin, les Awatiñas sont à Crolles (Isère) pour la fête de la musique, accompagnés par les BoliBalzac pour quelques caporales. Ils seront encore à Romans du 5 au 13 juillet, à Ambérieu les 15 et 16 juillet, à Martigues du 22 au 24 juillet, à Saint-Girons du 5 au 10 août et à Plovezet du 12 au 23 août.

Une pensée sur “
Dix ans d’Unesco au collège Balzac

  • 5 juillet 2017 à 8 h 03 min
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    Merci pour ce très bel article!!!

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