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Une jeune fille handicapée et sa maman au bord de la crise de nerfs

Lourdement handicapée, la petite Imène habite au 8e étage d’un bâtiment de la rue Ludovic-Bonin dont les ascenseurs sont régulièrement en panne. Tous les efforts de sa maman pour obtenir un nouveau logement auprès du bailleur sont pour l’instant restés vains. La situation pourrait toutefois se débloquer en ce début d’année.

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C’est une jeune fille pleine de vie, qui aime les émissions de Julien Lepers, les dessins animés, les comptines… Souvent impatiente, parfois têtue, elle communique avec son entourage, répond à des ordres simples. Selon sa maman, c’est une enfant heureuse, même si elle est lourdement handicapée. Imène souffre d’une maladie génétique qui a occasionné chez elle un retard des développements moteur et psychologique. Elle souffre de troubles respiratoires, alimentaires et comportementaux sévères, et doit vivre en permanence avec une sonde implantée au niveau de l’estomac. La nuit, elle doit utiliser un appareil pour respirer normalement.

« Son état de santé lui impose de résider dans un appartement situé au rez-de-chaussée ou avec accès par ascenseur « , assure un médecin. Mais voilà, si Imène est accueillie trois jours et demi par semaine dans un Institut médico-éducatif, elle et sa maman résident le reste du temps rue Ludovic-Bonin, dans un appartement situé au 8e étage… Un appartement dont les deux ascenseurs tombent régulièrement en panne. « Ils fonctionnent un jour sur deux », s’agace Mme Chouaf. La maman se plaint aussi de températures hivernales difficilement supportables dans toutes les pièces. « L’hiver dernier, on a eu 15° dans les chambres. Résultat, Imène a fait une pneumopathie sévère, relate-t-elle. Une fois, j’ai été obligée de chauffer la cuisine en faisant marcher le four ouvert ! Maintenant, j’utilise un radiateur électrique d’appoint. Je n’ose même pas imaginer la facture… »

Depuis plus d’un an, Mme Chouaf cherche à quitter cet appartement. Mais les demandes de relogement adressées à son bailleur, SCIC Habitat, restent lettre morte. « Il nous a fait une seule proposition, inadaptée. Le secteur proposé, l’état du logement, rien ne correspondait », assure-t-elle. Contacté, SCIC Habitat indique avoir enregistré la demande de mutation de Mme Chouaf et pris en compte les difficultés liées au handicap de la jeune fille. « En fin d’année, un appartement plus adapté s’est libéré, et nous allons le proposer à Mme Chouaf », révèle Anne-Sophie Mouillé, la directrice. Qui précise aussi que l’immeuble bénéficiera en 2016 d’un « vaste programme de réhabilitation incluant notamment le changement des cabines d’ascenseur, en concertation avec les locataires et la Ville. » A l’heure où nous écrivions ces lignes, Mme Chouaf nous confiait vivre « depuis deux jours sans chauffage »…

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