Le nouveau conseil municipal officiellement installé

echarpe Maire 369Michèle Picard a déclaré que “l’humain sera au cœur de l’action municipale”. Elle a également annoncé la création prochaine de deux commissions, l’une consacrée à la lutte contre l’abstention, l’autre à la laïcité.

Rarement la salle Jacques-Duclos de l’hôtel de ville n’a accueilli autant de monde que ce samedi 4 avril, pour l’installation du nouveau conseil municipal sorti des urnes le 30 mars. Même le hall d’accueil du 3e étage avait fait le plein : les retardataires ont pu y suivre la cérémonie sur écran. En qualité de doyenne de l’assemblée, c’est à Danièle Gicquel qu’est revenue la responsabilité d’ouvrir la séance et de faire procéder à l’élection officielle du maire par les 49 conseillers municipaux.
Sans surprise, Michèle Picard était candidate de la liste “Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche”, et faisait le plein des voix (34) de la nouvelle majorité, composée d’élus du PCF, du PG, d’EELV, du MRC et de la société civile. Le candidat divers droite Christophe Girard obtenait 7 voix. On relevait également cinq bulletins blancs, émanant des élus socialistes et PRG, désormais dans l’opposition. Yvan Benedetti, le représentant de l’extrême droite radicale, avait d’emblée déclaré qu’il ne participerait pas au vote afin de marquer son “rejet du système”.
Dans la foulée, les élus ont procédé aux votes fixant le nombre d’adjoints (17 contre 15 lors du précédent mandat) et leur désignation. Une seule liste étant candidate (celle de la majorité), l’affaire aurait pu être rapidement bouclée. Sauf qu’un couac est venu gripper la machine. Le nom de M. Fadly figurait en effet deux fois sur la liste. Il a donc fallu réimprimer en urgence les documents. Dix minutes plus tard le vote pouvait avoir lieu. “L’erreur est humaine”, a commenté Michèle Picard, en réponse à Yvan Benedetti qui tentait de transformer ce contretemps en tribune politique.

Exécutif renouvelé

L’exécutif vénissian est très largement renouvelé. Sur les dix-sept adjoints, seuls sept l’étaient déjà entre 2008 et 2014. Yolande Peytavin reste Première adjointe. Elle sera notamment chargée du Développement de la ville et des Relations internationales. Pierre-Alain Millet est désormais 2e adjoint et conserve les délégations du Développement durable et de l’Énergie, auxquelles s’ajoute celle du Logement. On notera également que Idir Boumertit, responsable local du Parti de gauche et premier non communiste de la liste, se voit confier une importante délégation comprenant le Grand projet de ville, l’Insertion et la Formation. Tandis que Djil Ben Mabrouk, représentant de la société civile, veillera au Développement économique et commercial et à l’Emploi (la liste complète des adjoints et de leurs délégations : https://www.expressions-venissieux.fr/actualites/nouvel-executif-largement-remanie-rajeuni-21564/).

Trois droits intangibles et fondamentaux

Pour introduire son intervention qui donnait le la du mandat, Michèle Picard a choisi de mettre l’accent sur “l’urgence sociale des villes populaires [qui] s’est manifestée avec virulence lors de ce scrutin.” Une urgence qui exige de “faire preuve d’exemplarité, d’un dévouement de tous les instants et d’une détermination sans faille, dans le respect des valeurs républicaines.” Le mot d’ordre général étant de “placer l’humain au cœur de l’action politique”.
Le maire a notamment rappelé son engagement de créer une maison de l’emploi et de la formation et de poursuivre la mise en valeur du territoire communal “pour attirer les entreprises à Vénissieux”. Elle a aussi réaffirmé l’importance première accordée aux services publics de proximité, afin de garantir à la population trois droits considérés comme “intangibles et fondamentaux” : le droit à la tranquillité (au travers des actions de prévention et de sécurité), le droit à l’émancipation et aux connaissances (par le biais de la politique éducative, sportive et culturelle), et le droit à la santé pour tous (grâce notamment aux Ateliers santé ville et au Comité départemental d’hygiène sociale).
Ces grandes orientations ne sont pas une surprise ; elles figuraient déjà largement dans le programme de la liste “Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche”. Michèle Picard a en revanche annoncé deux nouveautés : la création d’une commission pour lutter contre l’abstention, et d’une autre consacrée à la laïcité. “Tous les républicains de cette assemblée doivent regarder les choses en face : notre démocratie est en péril. Année après année, la participation s’effrite. Nous ne le découvrons pas. Mails il faut aller plus loin, il faut cesser de dénoncer cette montée en s’y résignant. (…) L’échelle de la commune me paraît appropriée pour travailler sur l’abstention, pour retisser le lien civique avec les habitants.”
Sur la laïcité, “le meilleur rempart contre une société disloquée”, le maire entend que Vénissieux soit “à la pointe du combat”, afin de garantir “le respect de toutes les opinions religieuses dans la sphère privée et culturelle, et l’exigence de neutralité religieuse dans les services et l’espace publics.”

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