Les entreprises en lutte réunies à Vénissieux

“C’est la première fois depuis bien longtemps qu’une réunion publique attire autant de monde. C’est signe qu’il se passe quelque chose.” Marie-Christine Burricand, membre du conseil national du PCF, ne cachait pas sa satisfaction : la réunion publique organisée par la section de Vénissieux du Parti communiste, ce jeudi 29 novembre, a attiré environ 120 personnes. Une belle affluence, pour cette rencontre-débat portant sur la question de l’emploi.
Les délégués de nombreuses entreprises en lutte étaient présents. Ceux de Fralib, qui se battent depuis 800 jours pour sauver leur usine et obtenir le droit de monter une Scop (Société coopérative et participative). Ceux de Veninov, qui attendent que leur repreneur, Windhager, se décide à lancer concrètement le plan de reprise, un an et demi après la liquidation de l’entreprise. Ceux de la SAD (Société d’agences et de diffusion), qui luttent depuis des semaines contre un plan de restructuration du groupe Presstalis, auquel la SAD appartient, qui prévoit la suppression de 1 200 emplois en France, sur 2 500. Ceux de Kem One, anciennement Arkema, dont le repreneur Gary Klesh arrive précédé d’un cortège de faillites. Et encore ceux de Total, qui craignent que l’ouverture en 2013 d’une “super-raffinerie” en Arabie Saoudite n’entraîne la disparition à terme de celle de Feyzin. D’autres salariés d’entreprises vénissianes, comme Bosch, ont témoigné des stocks de panneaux photovoltaïques qui gonflent dans l’usine. Michèle Picard, maire de Vénissieux, l’ancien député du Rhône André Gerin et le sénateur Guy Fischer étaient également présents.
Cette réunion constituait notamment l’occasion de faire un point sur le cas de Veninov. L’attente est en effet grande autour de la visite de Windhager, les 12 et 13 décembre. Quelques confirmations devraient être apportées aux ex-salariés, qui luttent depuis de nombreux mois. Il ne faudra ainsi plus parler de “nouvelle société” en cours de création, mais de “nouvelles sociétés”, puisqu’elles seront au nombre de deux : l’une chargée de la production, l’autre du secteur commercial. Le groupe autrichien doit par ailleurs répondre à la proposition des ex-salariés de Veninov d’embaucher 25 personnes, au moins à mi-temps ou à tiers-temps, dès le début de l’année prochaine, période à laquelle la reprise de l’activité est fixée. En vue de quoi, un audit du site devrait être réalisé lors de la visite de Windhager. “Nous réfléchissons par ailleurs à occuper à nouveau l’usine 24 heures sur 24, afin de montrer que nous sommes toujours là et qu’on ne lâchera rien », indique Stéphane Navarro, délégué CGT.
“Nous sommes arrivés à faire plier un fonds de pension américain, ce qui n’est pas rien, rappelait pour sa part Michèle Picard. Il ne faut pas se faire voler la victoire. Il y a maintenant une justice, des décisions d’un juge, à faire respecter. Le repreneur ne peut pas tout se permettre, et il doit respecter les arrêtés du tribunal, qui lui sont extrêmement favorables.” Une table ronde devrait être organisée à la préfecture dans les prochains jours.

Nationalisations, emplois, coopérations, union européenne : sur la proposition de Serge Truscello, secrétaire de la section du PCF, tous ces thèmes abordés lors de cette rencontre devraient déboucher sur un « appel des entreprises », et peut-être aussi sur une initiative spécifique début 2013. Un groupe de travail va être mis en place dans ce but.

Une pensée sur “Les entreprises en lutte réunies à Vénissieux

  • 30 novembre 2012 à 13 h 51 min
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    il est grand temps de ne plus discuter. il y a eu un temps pour attaquer la bastille. Il doit y avoir un temps pour attaquer la tumeur de l’ economie: ces entreprises qui engrangent et puis licencient en masse pour faire augmenter la profitabilité. Worker Power.

  • 30 novembre 2012 à 13 h 51 min
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  • 30 novembre 2012 à 13 h 51 min
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  • 30 novembre 2012 à 13 h 51 min
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    il est grand temps de ne plus discuter. il y a eu un temps pour attaquer la bastille. Il doit y avoir un temps pour attaquer la tumeur de l’ economie: ces entreprises qui engrangent et puis licencient en masse pour faire augmenter la profitabilité. Worker Power.

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