
Jusqu’au 27 septembre, le mosaïste vénissian Dominique Annarelli est l’invité de la ville d’Anse et de l’association 2C2A (centre culturel d’expression artistique d’Anse). Il expose la diversité de ses créations à la chapelle Saint-Cyprien, réunies sous le titre humoristique de Tesselles que j’aime — qu’il dédie à son épouse Michèle. Il animera également des ateliers et donnera une conférence sur l’histoire de cet art le 19 septembre à 18 heures, au château des Tours.
« Notre spécialiste lyonnais vient de transformer la chapelle en un temple de la mosaïque », se réjouissait en préambule Maguy Vermande, présidente de 2C2A, le jour du vernissage, ce 12 septembre. « Adolescent, poursuivait Dominique Annarelli, j’étais féru d’archéologie grecque, égyptienne, amérindienne mais j’étais surtout fasciné par le monde romain. À 17 ans, j’avais amassé des carreaux et rêvais de réaliser une mosaïque. »
C’est finalement à l’approche de sa retraite dans la mécanique générale de précision que Dominique essaie d’interpréter une célèbre fresque retrouvée près de Naples, « avec des carreaux récupérés ». « Encouragé par mon épouse et des amis, j’ai investi en matériaux plus nobles : pâtes de verre, smalti de Venise, verres Spectrum, or, millefiori, faïence… Je me suis lancé dans des réalisations d’un mètre carré, essayé plusieurs techniques tout en dévorant la littérature traitant de la mosaïque au cours des siècles. »
Aujourd’hui, celui qui avoue avoir « bientôt 80 printemps » et « suivre ses propres inspirations » peut s’enorgueillir de très belles créations originales, de retranscriptions de tableaux célèbres (tels ceux de Gustav Klimt), toutes le fruit d’une imagination et d’une inventivité débordantes. « Un rêve, une remarque, des dons de matériaux qui n’ont a priori rien de commun avec la mosaïque, c’est souvent ça qui va faire germer une nouvelle idée, un nouveau défi. »
Toujours modeste, l’ami vénissian aime exposer non pas pour recevoir des applaudissements — qui, mérités, font toujours plaisir — mais surtout pour « transmettre, faire connaître, parfois même faire découvrir au public cet art millénaire qui a énormément évolué ces deux derniers siècles et qui, à mon grand regret, souffre d’un manque de considération injustifié ».
Renseignements au 06 64 19 72 01.






























Vermande
16 septembre 2026 à 13 h 24 min
Superbe article qui rend très bien compte de la grande qualité de cette exposition de mosaïques très variées ! Vénitiens et Lyonnais seront les bienvenus dans notre belle chapelle du 10e siècle !