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La pluie battante n’a pas suffi à faire fuir les manifestants. En cette première semaine de vacances scolaires, ils étaient près de 750 lycéens et étudiants réunis ce mardi 20 octobre à la gare de Vénissieux, d’après la préfecture. La manifestation s’est déroulée dans le calme. Le service d’ordre était présent pour encadrer le cortège, qui s’est ensuite élancé vers le quartier des États-Unis, dans le 8e arrondissement de Lyon.
Depuis plusieurs semaines, les lycéens se mobilisent pour demander de meilleures conditions d’enseignement : la rénovation des bâtiments, des classes moins surchargées, la fin de Parcoursup ou encore des emplois du temps mieux répartis. Les étudiants les ont rapidement rejoints, faisant ainsi converger plusieurs revendications.
Ce lieu de rendez-vous avait une signification particulière. « Pour nous, c’est symbolique de commencer la manifestation à Vénissieux, assurent Lora, Jade et Medeline, lycéennes à Jean-Paul-Sartre, à Bron. C’est là où les lycées ont le plus de besoins, ils se sentent isolés et on veut leur montrer notre soutien. »
Pour l’occasion, le lycée Sembat-Seguin de Vénissieux était également représenté. Quelques enseignants avaient fait le déplacement pour soutenir le mouvement, dont Patrick Samzun, syndicaliste et enseignant au sein de l’établissement. « C’est important pour nous d’être présents aujourd’hui, surtout pour une mobilisation qui commence à Vénissieux. Nos revendications demeurent plus que jamais les mêmes », explique-t-il.

De nombreux étudiants étaient également présents, comme Sacha, qui étudie l’allemand et envisage de devenir enseignant. « Tous les mouvements sont liés, que ce soit les revendications des lycéens, des étudiants, mais aussi celles liées à la vie chère. Les gens en ont ras-le-bol. On veut montrer notre volonté de nous battre pour des revendications concrètes. »
Parmi les manifestants figuraient Jean-Paul Crouzet, adjoint au maire chargé de l’Éducation, ainsi qu’Antonin Nouvian et Nolan Belmondo, tous deux conseillers municipaux. « Les conditions d’enseignement dans les lycées de Vénissieux sont dénoncées depuis des années, rappelle Jean-Paul Crouzet. Les enseignants alertent sur la situation et rien n’est fait. »
L’élu revient également sur la gestion du maintien de l’ordre par l’État : « Il y a une absence totale de réponse de l’État aux revendications, alors que cela aurait pu calmer le jeu, et on ne va pas régler le problème en amochant des gamins. » D’après l’adjoint, un jeune Vénissian aurait été blessé par les forces de l’ordre lors de la mobilisation du 17 octobre, alors qu’il sortait du travail sur la Presqu’île. « Il n’avait rien fait, il n’était pas masqué ni cagoulé et il a désormais une incapacité totale de travail de quatre jours. »






























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