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Les colos apprenantes sacrifiées sur l’autel budgétaire

Lancées après le Covid, les colos apprenantes ont vu leur budget disparaître dans la copie initiale du projet de loi de finances 2026.

L’image qui accompagne la pétition lancée au niveau national pour le maintien du dispositif des colos apprenantes

La probable clôture du dispositif des colos apprenantes laisse un goût amer chez les associations et les bénéficiaires. Lancée à l’été 2020, suite au premier confinement, cette aide de l’État, parfois complétée par des aides de la Caisse d’allocations familiales ou encore des collectivités locales, permettait de financer des colonies de vacances et offrait la possibilité à de nombreux enfants en situation de précarité de partir en voyage.

Pour y avoir accès, les jeunes devaient répondre à certains critères : être en situation de handicap, être suivis par l’Aide sociale à l’enfance, résider dans un quartier prioritaire de la ville, vivre en zone de revitalisation rurale ou encore avoir un quotient familial inférieur à 15 000 euros. Entre 2020 et 2024, plus de 400 000 enfants ont ainsi pu bénéficier du dispositif.

C’est avec stupéfaction que les associations ont découvert que, dans la copie initiale du projet de loi de finances 2026 actuellement débattue au Parlement, le budget de 36,8 millions d’euros dédié à ces vacances était supprimé. Alors que l’on estime à près de 4,7 millions le nombre d’enfants qui n’a pas pu partir en vacances en 2023. Dans la région, ils seraient près de 300 000.

« Il faut voir le sourire de ces petits quand ils sont en vacances »

« La France a pourtant ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant en 1990, où il est stipulé que chaque enfant a droit au repos, au jeu, aux loisirs, rappelle Christian Tête,  président de Jeunesse au Plein Air (JPA) dans le Rhône et la Métropole de Lyon. En supprimant ce dispositif, la situation va s’aggraver. »

Avec l’APASEV, les jeunes Vénissians peuvent participer à des séjours à la fois ludiques et éducatifs.

Jeunesse au Plein Air (JPA) est une confédération d’associations dont la mission est de faciliter l’accès aux vacances et aux loisirs pour les enfants et les adolescents. C’était également devenu l’un des partenaires de l’État dans la gestion des colos apprenantes. Parmi les membres de JPA figure l’APASEV, une association vénissiane qui organise les colos apprenantes pour les enfants de la ville dans les structures communales de Champagneux en Savoie, et du Noyer dans les Hautes-Alpes. Des séjours à la fois éducatifs et ludiques. « Il faut voir le sourire de ces petits quand ils sont en vacances, assure le président des JPA. D’habitude, ils ne quittent pas leur quartier ; avec ce voyage, ils peuvent découvrir un nouveau milieu. Cela les aide à prendre confiance, à devenir autonomes et à comprendre que l’on peut être en sécurité même loin de sa famille. »

Christian Tête craint les répercussions pour les enfants : « Ce sont plusieurs dizaines de milliers de gamins qui ne pourront plus partir en vacances. On demande à des jeunes de vivre pleinement en société, mais on leur retire les moyens. »


Une pétition a été lancée sur change.org par un ensemble d’acteurs engagés, dont les JPA, pour demander le maintien du dispositif.

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