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Industrie : le plastique en forme olympique

Le secteur de la plasturgie recrute, en particulier autour de Lyon. Le « Lab’mobile », véhicule de formation, est venu le faire savoir aux demandeurs d’emploi vénissians.

Cette presse à injection de 35 tonnes est programmée pour fabriquer des petites voitures pour enfants.

Domo Chemicals à Saint-Fons, Creaplast à Meyzieu, Jtekt Europe à Irigny, Plastique Industries à Brignais… Toutes ces entreprises de la banlieue lyonnaise recrutent, notamment en apprentissage, bac pro ou BTS. Le secteur de la plasturgie et des composites marche fort. Selon l’OCDE, la production mondiale de plastique a doublé entre 2000 et 2019 pour atteindre 460 millions de tonnes. Cette industrie, qui a célébré ses 70 ans, a besoin de compétences. En Auvergne-Rhône-Alpes, Pôle emploi a recensé 1 330 offres d’emploi dans cette filière. Dans la région, ce sont 23 880 salariés qui apportent leur savoir-faire à plus de 740 employeurs. Et toutes ne sont pas concentrées dans la « Plastics Vallée », autour d’Oyonnax, loin de là. Le Rhône, mais aussi les bassins de Thiers et de Monistrol-Yssingeaux sont bien dotés.

La thermoformeuse produit des pièces à partir de feuilles de plastique..jpeg

« 25 % de la plasturgie française est située en AuRa, » note Benoît Dorsemaine, directeur emploi-formation chez Polyvia. Ce syndicat professionnel est parti en tournée pour faire découvrir ses formations et métiers en plein essor. Puxi, le « Lab’mobile », n’a pas manqué de s’arrêter à Vénissieux le 31 août dernier. Le semi-remorque, qui n’est pas sans rappeler le célèbre camion de l’émission « C’est pas sorcier », a déployé sa surface de plancher de 70 m² pour susciter l’attention d’une bonne trentaine de demandeurs d’emploi.

De la caméra chirurgicale à la coque de piscine

Ces derniers ont pu se familiariser avec une imprimante 3D, d’imposantes presses à injection, une ligne d’extrusion, un broyeur et un thermorégulateur. Les usages sont multiples. « La plus petite pièce fabriquée est une caméra chirurgicale de 170 microns de diamètre, affirme Yves Miolane, animateur technique et formateur. Quant au thermoformage, il permet de fabriquer des baignoires. Avec une presse, on sort une coque de piscine. On travaille sur des moules pouvant coûter jusqu’à 6 millions d’euros. Pour un moule qui fabriquera des pare-chocs de voiture, il faut compter 600 000 euros. »
Comme son nom l’indique, le Lab’mobile ressemble plus à un laboratoire qu’à une usine roulante. « Ce sont des métiers modernes et méconnus, confirme Benoît Dorsemaine. Toutes les machines sont récentes. On travaille avec des commandes numériques. Il n’y a pas de traces d’huile sur le sol ! »

18 formations pour des métiers qui ont la cote

« Les entreprises s’arrachent les monteurs régleurs, remarque Jessica Schmitt, chargée de recrutement et placement chez Polyvia. Ce sont eux installent la machine et lancent la production. Il y a aussi de gros besoins pour la maintenance. Les ingénieurs, à qui on peut inculquer la culture de la plasturgie, sont très demandés. »
Pour intégrer le secteur, Polyvia oriente les futurs conducteurs de lignes, techniciens de production et autres ingénieurs conception vers 18 formations en alternance. Ces cursus sont variés : CAP, bac pr, BTS, licence pro, ou encore Master 2.

Paroles de candidats

Rayan (23 ans) : « Fabriquer des objets déco et les vendre »

« Le thermoformage m’attire particulièrement. Fabriquer des objets décoratifs et ouvrir une boutique pour les vendre, ce serait une idée. L’impression 3D est intéressante, aussi. Avant tout, je cherche un salaire. En entreprise, ces métiers offrent des salaires d’environ 1 700 euros aux débutants. En tant qu’électricien, j’ai pu gagner jusqu’à 5 000 euros par mois lorsque je faisais des déplacements. Mais j’ai arrêté à cause d’une mauvaise expérience. »

Anthuirdine (23 ans) : « Je vais me lancer »

« Un an de formation, ça me convient. Je vais me lancer. Je ne pense pas avoir de soucis d’acclimatation. Il ne doit pas y avoir de grosses différences avec ce que j’ai pu faire en entreprise. Ces métiers ont une dimension évolutive, alors tout dépend de la volonté de chacun. Apparemment, le salaire peut vite augmenter. Je suis très intéressé par la presse. En quelques secondes, on peut construire des milliers d’objets. »

 

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