Distribution de la presse : la Métropole prête à s’engager auprès des ex-salariés de la SAD

La décision n’est encore ni budgétisée ni votée, mais l’intention affichée : la Métropole de Lyon va s’engager financièrement dans la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) créée par les ex-salariés de la SAD.

Après la décision des Messageries lyonnaises de Presse (MLP), prise le mois dernier, d’entrer au capital à hauteur de 4 %, c’est une nouvelle étape décisive qui est franchie pour la viabilité d’une structure alternative de distribution de la presse nationale dans la région.

La SAD, dont les locaux sont situés rue Sentuc à Vénissieux, avait été liquidée au mois de mai suite au redressement de sa maison-mère, Presstalis. Les journaux nationaux étaient restés absents des kiosques durant six semaines. La distribution avait repris grâce à l’initiative des salariés de créer une régie provisoire, vouée à se transformer en Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC).

Si la Ville de Vénissieux avait d’emblée manifesté son intention d’accompagner les ex-SAD dans leur combat, les autres partenaires potentiels ont été plus longs à franchir le pas. « C’est vrai que nous nous battons depuis plus de six mois maintenant, rappelle Guillaume Dumoulin, délégué syndical CGT et cheville ouvrière du projet de SCIC. L’entrée des MLP au capital en octobre a débloqué la situation. La Métropole nous a fait savoir qu’elle allait à son tour s’engager à nos côtés. La Région n’entend toujours pas devenir partenaire, mais elle est prête à nous aider financièrement. On avance… »

Reste que tous les obstacles ne sont pas levés. Le principal est celui des locaux. Le propriétaire des ateliers de la rue Sentuc, où les journaux sont réceptionnés et triés avant d’être expédiés, a consenti à plusieurs reprises depuis le mois de mai à prolonger le bail. Mais depuis le 24 octobre, les ex-SAD ne devraient plus y être. « C’est notre problème majeur, précise Guillaume Dumoulin. Nous sommes sous le coup de pénalités, une audience est prévue au tribunal le 23 novembre. Nous avons déjà trouvé de nouveaux locaux, situés à Saint-Priest. Mais le propriétaire demande un an de garantie bancaire. Pour conclure le bail, il faudrait mobiliser les fonds de la SCIC. Or c’est encore impossible aujourd’hui. »

 

 

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