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Soupe à la grimace chez les restaurateurs

En raison du contexte sanitaire, les restaurants se trouvent de nouveau dans l’obligation de s’adapter. À Vénissieux comme ailleurs, l’addition risque d’être lourde.

En raison du contexte sanitaire, les restaurants se trouvent de nouveau dans l’obligation de s’adapter. À Vénissieux comme ailleurs, l’addition risque d’être lourde.

Fermeture totale ou juste des salles, chômage partiel, vente à emporter uniquement… C’est peu dire que le reconfinement inquiète et déstabilise un peu plus les restaurateurs.

Ainsi, c’est portes closes à la Brasserie de Parilly. Idem au restaurant Les Trois Brasseurs, qui attend également la fin des travaux du nouveau quartier Grand Parilly en espérant, selon Vincent Michon, le directeur, une « réouverture dans quelques mois ». Au Bon Accueil, rue Francisco-Ferrer, les clients ont le choix entre deux entrées, deux plats et fromage ou dessert, à emporter. L’idée ? Garder le contact avec quelques habitués, explique Daniel, le gérant. « Cela ne me permettra même pas de payer le loyer », regrette-t-il.

L’inquiétude domine

Au Vieux Bourg, rue Gaspard-Picard, la fermeture est totale le temps du confinement. Plus loin, quelques établissements proposent de la vente à emporter. C’est le cas par exemple du Café de la Paix. Ce qui n’empêche pas Samir Soliman, le responsable, de fulminer. « Cette décision de fermer les restaurants me reste en travers de la gorge. On a déjà été touchés par des restrictions d’horaires. Je suis en colère, car on s’était engagé sur un protocole sanitaire encore plus strict qu’ailleurs, et on doit fermer tout de même. Différer des charges ou obtenir un prêt garanti par l’État ne résoudrait pas notre problème. On devra toujours rembourser des sommes importantes. Je suis inquiet. »

Au Chamas Tacos, rue Gambetta, on « tourne au ralenti », mais « on ferme assez tard car grâce aux applications mobiles, certains utilisent les services de livraison pour des encas du soir ». À quelques pas de là, au Beb’s Asian Food, on tente de rester calme. « Ça va, on arrive à assurer des livraisons, et on peut prendre un peu de repos en espérant la fin proche de ce nouveau confinement, indique Bernard. Il faut rester positifs. »

Des clients en télétravail

Et au Moulin à Vent ? Rue Professeur-Roux, Terrasse et Marmites joue la carte du click-n-collect. Clément, le gérant, est seul, ses employés sont au chômage technique et ses clients, en télétravail. « Ce n’est pas un confinement total, je propose de la vente à emporter ou des produits en stock, épicerie, boisson, histoire d’essayer de payer le loyer. »

Plus loin, à La Marronnière, Yasse, le responsable, est amer. “Pour la plupart des établissements, traverser une période aussi complexe que ça, sans effort sur les loyers, sur les charges fixes, c’est mission impossible. J’ai des amis restaurateurs sur Lyon qui ont déjà fermé leurs portes. D’autres sont dans le flou le plus complet, et ce, depuis le 15 mars…”

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