
Yacine Ltaief et Mariya Dahmane Bounoua
Remettons symboliquement la palme d’honneur à Mariya Dahmane Bounoua. Obtenir un titre de championne de France en « Éducative » à 14 ans, est déjà une sacrée performance. Mais quand on sait que la jeune combattante s’est dirigée vers le noble art il y a deux ans seulement, l’exploit prend une autre dimension. « Je n’avais jamais pratiqué de sport avant de monter sur un ring, » nous lance tout naturellement la jeune fille lors d’un entraînement au gymnase Jacques-Brel.
Alors pourquoi la boxe ? « Quasiment toute ma famille en a fait, notamment ma sœur aînée Fatima. C’est une surdouée dans les sports de combat, elle a même été championne de France en Boxe thaïe. J’ai de qui tenir. » À raison de trois entraînements hebdomadaires, et jusqu’à quatre ou cinq lors d’une préparation pour un championnat, Mariya a progressé au point de devenir intouchable dans sa catégorie. Intouchable, un terme qui prend tout son sens. « En boxe éducative, nous n’avons pas le droit de porter les coups, on doit juste toucher notre adversaire, sous peine d’avertissements répétés, voire de disqualification. » Et quand on la voit travailler au sac d’entraînement, on imagine combien il doit lui être difficile de retenir sa puissance. Logiquement, Mariya devrait rejoindre les rangs de la boxe amateur dès la rentrée prochaine, histoire d’afficher son potentiel. En attendant, elle se doit de finir au mieux son année scolaire au collège Elsa-Triolet – elle est en 3e et ambitionne de travailler dans le paramédical – et préparer sa prochaine échéance sportive, un gala de boxe organisé à Feyzin les 13 et 14 juin.
Yacine Ltaief n’a pu aller aux championnats de France jusqu’au bout de son parcours pourtant sans faute : 1er en départemental puis en Régional. Ce robuste gaillard de 14 ans s’est incliné en finale des moins de 76 kg. « Je pense que je méritais mieux », regrette-t-il.
Depuis son adhésion à l’EESB, il y a 5 ans, et ses grands débuts en compétition il y a une saison, Yacine a mis à profit les recommandations de Filip et Aimé Bafounta, les enseignants du club. « Ils m’ont appris à profiter de mon allonge face à des boxeurs aux petits gabarits, et de réduire la distance pour coller aux adversaires plus grands ». Comme Mariya, il aspire à quitter rapidement la boxe éducative pour se lancer dans les rangs amateurs.































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