« La gauche rassemblée » pour la Métropole, en meeting à Vénissieux

 

Le 4 mars, plus de 200 personnes ont assisté, salle Joliot-Curie, au meeting vénissian de la liste « Pour une métropole des communes et des citoyens, la gauche rassemblée » conduite par Michèle Picard sur la circonscription des Portes du sud.

Au cours de cette 4ème réunion publique de la liste, les candidats et plusieurs personnalités ont pris la parole tour à tour. « Attention à ne surtout pas négliger l’élection métropolitaine, avertit d’emblée Serge Truscello (PCF). Et souvenons-nous qu’avec ce mode de scrutin, la liste arrivée en tête au second tour rafle la mise. »

« Voici le moment de vérité », lance Idir Boumertit (La France Insoumise), en deuxième position sur la liste. « Nous avons su rassembler la gauche, il nous faut maintenant gagner ensemble, être en force à la Métropole pour mettre sa politique au service de la population plutôt qu’au service d’une compétition avec d’autres métropoles européennes. Pour mettre fin au processus de gentrification au centre et de ghetthoïsation en périphérie, on aura besoin d’élus de combat ! »

De son côté, Pierre-Alain Millet (PCF) épingle le fonctionnement « anti-démocratique » de l’institution. « Depuis 2015, la Métropole peut décider contre l’avis des maires, mais demain ce sera pire, ils ne seront même pas représentés au conseil, ou par leurs opposants ! »
Le Saint-Foniard Hadi Mebarki (PS) rebondit sur le sujet, et souligne les « pesanteurs » d’une collectivité qu’il juge loin des réalités de terrain et des préoccupations quotidiennes des habitants. « Il a fallu 20 ans pour que la Métropole engage la réhabilitation du collège Elsa-Triolet ! Le Grand Lyon n’est pas à la hauteur de nos vies », dénonce-t-il.

Pour Marie-Christine Burricand (PCF), « la Métropole de Lyon, c’est la Macronie avant Macron, née du pacte passé entre deux barons, Mercier et Collomb, qui ont vassalisé le Rhône sans demander l’avis des citoyens, mijotant une tambouille politicienne honteuse. Mais le modèle lyonnais n’a pas eu les effets escomptés, lui non plus. Nous sommes candidats parce que nous voulons porter la place de la commune, et non son effacement. »
« Nous n’avons rien à attendre des politiques de droite à l’œuvre au Grand Lyon, renchérit Michèle Edery, élue (PS) de Saint-Fons. Seul un contre-pouvoir fort, de gauche, permettra de réparer les injustices ».

Quand Michèle Picard prend la parole à son tour, elle évoque d’abord un contexte national « qui ne cesse de se dégrader », nombreux exemples à l’appui. Passant à la situation locale, elle décrit la Métropole comme « le laboratoire du Macronisme », où « s’applique une économie libérale qui créé un territoire à deux vitesses : d’un côté les pôles de compétitivité avec une croissance hyper-centrée, de l’autre des territoires plus populaires, fortement marqués par le chômage, la désindustrialisation et les difficultés sociales ».

« Dans notre circonscription, le représentant du macronisme, c’est Yves Blein, lance Mme Picard. Il tente de faire oublier son appartenance à « En Marche », mais il a voté toutes les lois de régression sociale, comme la fin du compte pénibilité, la suppression des emplois aidés et de l’impôt sur les grandes fortunes, il a aussi voté le recours aux ordonnances qui bafouent la souveraineté populaire. »

Pour la candidate, la liste qu’elle conduit « veut rendre la Métropole aux communes et à la population. Nous voulons répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. Notre projet est axé sur l’amélioration de la vie quotidienne ».

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