Mick Wagner : chante, la vie chante

Qui dit Mick Wagner dit Fusion. Et Fusion, chœur de jeunes créé en 2004 à l’école de musique Jean-Wiener, était là. Là, ce 10 octobre à l’hôtel de ville, pour accompagner le départ à la retraite de celle qui a su insuffler une véritable singularité non seulement au groupe qu’elle animait mais aussi à l’école de musique qui l’employait : Mick Wagner. L’accompagner par sa présence et par quelques chants. Déjà quelques jours plus tôt, lors d’un concert anniversaire de Fusion au Théâtre de Vénissieux, les anciens choristes étaient venus de très loin. Gilles Roustan, conseiller municipal, conseiller métropolitain et père d’un ancien élève, énumérait les points de départ : « Certains sont venus de New York, de Londres, de Belgique, de Dordogne… »

On a du mal à imaginer sans Mick Wagner le chant choral à Vénissieux mais pourtant, promis juré, elle a décidé de quitter l’enseignement définitivement, même à ses moments perdus : « Les bonnes fées se sont penchées sur moi. Qu’elles m’aident à présent à survivre à l’oisiveté de la retraite ».

« Mick, relevait Michèle Picard, a consacré beaucoup de temps à Vénissieux et à sa jeunesse. Le chant est plus qu’un métier, une vocation. Il paraît que vous chantiez déjà avant de savoir parler… »

L’intéressée acquiesce. Et baisse les yeux en souriant à l’énoncé d’un parcours si bien rempli : le Conservatoire de région de Lyon, les Cantourelles de Lyon dirigées par Christian Wagner — dont elle épousera le fils, Thierry —, À Cœur Joie, l’institut Jacques-Dalcroze de Genève, le trio Quai des Brunes, etc. « Vous emménagez à Vénissieux en 1990, alors que vous êtes embauchée à l’école de musique. Vous créez un chœur de jeunes qui deviendra Fusion. Chanter sous votre direction demande beaucoup d’énergie. Vous êtes une passionaria du vivre ensemble. »

Directeur de l’école de musique, Florent Vernay célèbre « l’amour du chant » de Mick et lui rappelle les paroles d’un air de Michel Fugain : Chante, la vie chante. Il fait le compte : « Mick, tu as formé une centaine de jeunes Vénissians, en sachant fédérer un groupe, lui transmettre des valeurs et de l’exigence. » Il évoque les Choralies, festival de chant choral de Vaison-la-Romaine où, plusieurs fois, Mick a conduit ses élèves sur la scène, puis la résidence de la chanteuse Michèle Bernard à Jean-Wiener. Et célèbre « la radicalité des choix, pour permettre à tous les élèves d’apprendre avec corps, cœur et esprit. »

Mick répond par un proverbe chinois : « Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire un coup de jeune », avant d’expliquer que « toutes ces générations m’ont amenée plus de sourires que de colères ». « Je suis fière d’avoir eu une vie professionnelle d’enseignante et d’avoir fait entrer dans les mémoires toutes les croches et les noires dans la joie et la bonne humeur. »

Une pensée sur “Mick Wagner : chante, la vie chante

  • 18 octobre 2019 à 9 h 22 min
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    Merci Mick, Grande dame qui a su fédérer tant de groupes et transmettre sa passion avec tant d amour et de professionnalisme.
    pendant 3 ans , elle a accepter de m intégrer à la chorale a l âge de 8-10 ans, j étais très malade, c était ma bouffée d oxygène car j adorais chanter, entre 2 chimio. Mon plus beau souvenir: la comédie musicale de Mary Poppins….ENCORE MILLE MERCI et que votre retraite soit remplie de douceur et de joie…

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