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Coup d’œil sécurité : 40 salariés sur le carreau

Privée d’agrément par le CNAPS, la société vénissiane Coup d’œil sécurité est en cessation de paiements et se dirige vers une liquidation judiciaire. Les 40 salariés ne sont plus payés depuis le mois de juillet.

Les salariés de la société Coup d’œil sécurité sont sans travail et sans salaire depuis le mois de juillet dernier. Parmi eux, beaucoup de jeunes Vénissians. «C’est une situation de fou, dénonce l’un d’entre eux. On n’est pas payé, on ne bosse plus, mais on ne peut pas s’inscrire au chômage parce que l’entreprise est toujours officiellement en activité. Les dirigeants ne répondent pas à nos courriers. Ils se cachent. Et on ne peut pas démissionner car on perdrait tous nos droits. On se sent pris en otage, c’est scandaleux. »

Coup d’œil sécurité, créée il y a une dizaine d’années, est bien connue sur la place locale. Elle travaillait notamment pour les villes de Vénissieux et Bron. Mais le 10 juillet dernier, sur la base d’un contrôle effectué en janvier 2014, la société s’est vu retirer son agrément par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).

Selon les salariés qui nous ont contactés, l’entreprise aurait été sanctionnée pour différents motifs, notamment celui d’avoir employé illégalement une personne sans-papiers. Des accusations que réfutent les dirigeants, Gervais Honkpé et Lucrèce Nobre. « C’est faux, l’agrément nous a été retiré pour des questions administratives, notamment le fait que certains de nos salariés ne portaient pas des tenues réglementaires. »
Toujours est-il que la société est au plus mal. En plus de la suspension de son agrément, elle a écopé d’une amende. L’argent ne rentre plus et 40 salariés se retrouvent sur le carreau.

Malgré trois recours, Coup d’œil n’est pas parvenu à récupérer son agrément. L’entreprise s’est adjoint les services d’un cabinet d’avocats qui entend démontrer que les sanctions décidées par le CNAPS sont « disproportionnées » au vu des faits reprochés.
Les dirigeants affirment que la procédure de liquidation judiciaire est en cours. Ce qui permettra, dès qu’elle sera prononcée, de procéder à un licenciement économique en bonne et due forme. Le personnel pourrait alors être payé par l’AGS (le régime de garantie des salaires) et percevoir les indemnités de licenciements. « Nos avocats travaillent pour que tout soit réglé le plus rapidement possible », assure Lucrèce Nobre.

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