Future Métropole de Lyon : le personnel du Département dans le flou et l’inquiétude

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La mise en place de la future Métropole de Lyon approche à grands pas. Le 1er janvier 2015, les services du Grand Lyon et du Département du Rhône fusionneront sur le territoire de l’agglomération lyonnaise pour donner naissance à une nouvelle collectivité territoriale forte de quelque 8700 agents.
Sur les 5700 fonctionnaires qui travaillent aujourd’hui pour le Conseil général, près de 4000 vont passer sous la bannière de la Métropole. Les autres seront employés par le nouveau département du Rhône, hors agglomération. C’est donc un énorme chantier de mobilité qui s’est ouvert. Non sans mal. Les agents du Conseil général ne s’y retrouvent pas. À l’appel d’une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO, ils étaient en grève le 3 juillet pour dénoncer “le flou et l’opacité” qui entourent ce dispositif de mobilité.
“L’inquiétude concerne surtout les personnels des services centraux et des territoires mixtes (N.D.A. : situés à la lisière de la Métropole et du nouveau Rhône), explique Laurence Margherit, déléguée CGT. Cela représente 2900 personnes. Il est demandé aux agents de faire acte de candidature, y compris sur leur propre poste. Mais beaucoup ignorent encore aujourd’hui leur future mission ou localisation. Pire, on voit des propositions farfelues : commis de cuisine pour un comptable, ou éducateur de rue pour quelqu’un qui était conseiller en économie sociale et familiale ! C’est le flou total. Nous sommes nombreux à ne pas savoir ce que nous ferons à la rentrée.”
Dans ces conditions, l’intersyndicale estime que l’on se dirige vers une dégradation de la qualité du service rendu au public, mais également de la santé des agents, avec des risques psychosociaux avérés selon une expertise menée dans le cadre du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
L’autre incertitude concerne les écarts en matière de régimes indemnitaires, de temps de travail, d’action sociale et droit syndical. “Par exemple au Conseil général nous travaillons 35 heures sur quatre jours, cela risque d’être remis en cause, précise Laurence Margherit. Inversement, les agents du Grand Lyon ont un régime indemnitaire plus favorable que le nôtre. Il y a de grandes disparités.”
Des disparités qui pourraient être appelées à durer. Lors de la commission générale du 23 juin consacrée à la conduite et à l’avancement du projet de la Métropole, Michèle Vullien, vice-présidente du Grand Lyon en charge des ressources humaines, a en effet annoncé que “chaque salarié conservera son régime et qu’il n’y aura pas d’alignement vers le haut”.

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