Musicianes : l’école de musique ouvre son livre de contes

CaptureAprès avoir pris pour thèmes de ces Musicianes des compositeurs (Bach) ou des géographies musicales (Espagne, Argentine, Bretagne, mer Noire), l’école de musique Jean-Wiéner a exploré l’an dernier l’imaginaire suscité par la peinture. Moussorgski et ces “Tableaux d’une exposition” furent une belle réussite. Cette année, l’école a choisi de rester dans l’imaginaire et d’approfondir la thématique du conte aux multiples connotations exotiques. “Si le son m’était conté” débutera le 31 janvier au cinéma Gérard-Philipe, circulera entre l’école de musique, la salle Érik-Satie, le Théâtre de Vénissieux, le café de la Paix et la médiathèque Lucie-Aubrac, fera un petit tour par l’EHPAD La maison du tulipier avant de revenir à l’école le 7 février et de s’achever sur une nouveauté : une journée portes ouvertes.

“La musique est là pour dire quelque chose”, remarque Florent Vernay, le directeur de l’école. Pas étonnant, donc, de la retrouver en compagnie des contes. Ainsi le 31 janvier, l’ouverture des Musicianes se fera à 16 heures au cinéma Gérard-Philipe, où la projection de “Whiplash”, un film qui a pour héros un batteur de jazz, sera accompagnée de prestations de batterie. Un instrument sera installé dans le hall et l’on pourra s’essayer à passer le balai ou à chercher son chemin avec les toms.

A 19 heures, direction la salle Érik-Satie pour écouter l’histoire du Simorgh, “L’envol d’un oiseau mythique”. Ce projet autour de la musique syrienne est mené par le saxophoniste Stéphane Lambert (enseignant à Jean-Wiéner et responsable du département des musiques actuelles). Le Simorgh (ou Simurgh) est un oiseau fabuleux de la culture persane, qui apparaît dans le recueil de contes médiévaux “La conférence des oiseaux”. Pour illustrer ses aventures, Stéphane a fait appel à Hassan Abd Alrahman, joueur d’oud et musicien du groupe Bassma (que l’on a vu lors des Fêtes escales 2013). Ils rencontreront les élèves qui réinterprèteront ces histoires à travers la production musicale. Stéphane et Hassan reprendront leur duo saxo-oud le 7 février à 19 heures à l’école de musique, pour l’ultime concert du festival.

Le 1er février, le chœur Fusion, dirigé par Mick Wagner, sera accueilli par les résidants de La maison du tulipier pour une prestation tirée du répertoire de Michèle Bernard. La chanteuse est actuellement en résidence artistique à l’école de musique et, si elles ne sont pas adaptées de contes, ses chansons racontent toujours de véritables histoires. Les 3, 4 et 5 février à 18 heures, à l’école de musique, Mick Wagner décortiquera les chansons de Michèle Bernard, avant de les chanter avec le public.

Le 2 février à 18 heures, le Théâtre de Vénissieux ouvrira ses portes pour une répétition publique, dans le cadre de son hommage à l’Italie (“Benvenuta l’Italia !”). Des lectures de textes de Pier Paolo Pasolini seront accompagnées à la guitare par Ludovic Le Grand, enseignant à Jean-Wiéner. Le lendemain, à 20 heures à la salle Érik-Satie, “Le piano oublié”, conte musical de Vincent Gerboullet “pour un piano et des pianistes”, sera mis en scène par Katia Vichard.

Les contes seront encore à l’honneur, le 4 février à 20 heures à Satie. Ou plus exactement  la façon dont ils ont inspiré les grands compositeurs : de Ravel et ses “Contes de ma mère l’Oye”, à Perrault revu par Tchaïkovski (“La Belle au bois dormant”), ou le “Candide” de Voltaire corrigé par Leonard Bernstein. Sur scène, plusieurs profs de l’école de musique : Joëlle Gaudin, Mélodie Carecchio, Marie-Christine Magnan et Vincent Magnan.

Changement de décor le 5 février à 18h30 puisque le café de la Paix, place de la Paix, accueillera un café concert littérature, en partenariat avec l’Espace Pandora. Des lectures du poète Pierre Soletti (qui va démarrer une résidence littéraire à Vénissieux) seront accompagnées aux percussions par Laurent Mariusse, enseignant à Jean-Wiéner. “Nous inviterons le public à lire des textes”, précise Thierry Renard, directeur de l’Espace Pandora.

Le 6 février, retour à Satie à 20 heures où sera présenté “Halb, l’autre moitié”. “Le livre est signé par une Lyonnaise, Sigrid Baffert, reprend Florent Vernay. Le disque qui en a été tiré, avec la voix d’Elsa Zylberstein, a été nommé coup de cœur de l’académie Charles-Cros. La musique est d’Alexis Ciesla, compositeur à Saint-Priest (NDA : il est le fils de Josef Ciesla, qui a longtemps animé un cours de sculpture à Vénissieux, dans le cadre des ateliers Henri-Matisse). Avec une quarantaine d’élèves, Joëlle Gaudin a repris le thème de la transmission — dans le livre, une grand-mère a perdu une mélodie – sur fond de musique klezmer. Le but des Musicianes étant de faire se rencontrer les cultures, le conte servira de prétexte à la réinterprétation.”

Enfin, le 7 février, après l’écoute d’un conte écrit par les élèves de l’école (“Le vengeur des contes de fée”, à 11 heures à la médiathèque) et avant le concert final, place aux portes ouvertes de l’école de musique, avec présentation des instruments, mini-concerts, découverte des machines étranges d’Anatole Butin et vision au cinéma Gérard-Philipe de cinq courts-métrages d’animation (“La fantastique histoire des livres volants de M. Morris Lessmore”), dont le dernier sera accompagné par les élèves de l’école.

Si les concerts représentent les temps forts des Musicianes, nous n’oublierons pas les ateliers qui en seront les échos tout au long de la semaine. Le 3 février à 18 heures à Jean-Wiéner, Hassan Abd Alrahman expliquera tout ce que l’on doit savoir sur l’oud et sur la musique orientale traditionnelle. D’autres ateliers seront animés par François Morel, Ludovic Le Grand, Françoise Guebey, Félix Michel-Frédéric, Aymeric Sache, Magda Ubilava, Vincent Gerboullet, Laurent Mariusse et Claudine Lebègue. Ils sont ouverts à tous, sur inscription à l’école de musique

Renseignements : 04 37 25 02 77.

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