Élections municipales à Vénissieux : d'abord construire le contrat communal

Les dates des élections municipales sont désormais connues : le scrutin aura lieu les 23 et 30 mars 2014. Autrement dit il reste trois ou quatre mois aux partis politiques pour s’accorder. Le temps s’accélère donc, et les déclarations aussi. C’est ainsi que lundi prochain, Michèle Picard, tête de liste présentée par le PCF, dont l’objectif est de « rassembler largement à gauche », lancera officiellement son comité de soutien. Il sera co-présidé par deux personnalités qu’on ne présente pas à Vénissieux : Guy Fischer et André Gerin. Et mercredi, c’est Serge Truscello, responsable de la section communiste de Vénissieux, qui tenait conférence de presse au côté de Marie-Christine Burricand, pour évoquer enjeux nationaux et enjeux locaux.

Même si le temps commence à presser, les communistes de Vénissieux refusent de s’enfermer dans une « cuisine des places » —l’expression est de Marie-Christine Burricand— qui, inversant les enjeux, placerait la composition de la liste avant le programme. Le PCF privilégie donc une démarche participative qui va le conduire à organiser plusieurs réunions dans la ville, entre octobre et décembre : « On veut construire avec les habitants le contrat communal 2014-2020 et ça, ça ne se fait pas en deux jours », estime Serge Truscello.

« Notre volonté est que les Vénissians se mêlent du programme, poursuit-il. Ce sera le meilleur moyen de combattre l’abstention, qui peut tenter jusqu’à l’électorat de gauche déçu par la politique que mènent Hollande et le gouvernement Ayrault. En effet, alors que les difficultés s’accumulent pour une grande partie de la population, le budget 2014 de l’Etat s’oriente vers de nouvelles attaques, par exemple contre les retraites. Il s’inscrit dans le respect des marchés financiers et des directives de la BCE ou du FMI. Aucune inflexion n’est donnée vers plus de justice sociale, vers une meilleure répartition des richesses. Et puis, il faut arrêter de porter l’idée que le coût du travail est trop élevé en France. »

Interrogé sur les difficultés que pourraient constituer au plan local ces vives critiques envers la gouvernance du PS, Serge Truscello balaie l’obstacle : « Avec Michèle Picard, nous travaillons à construire ce contrat communal qui réponde aux attentes de la population. On veut aussi empêcher la droite et l’extrême droite de redresser la tête. Ces enjeux-là peuvent être portés par toute la gauche et je suis persuadé qu’on peut trouver des accords. Si on devait bloquer sur un sujet tel que le logement ou l’organisation des repas dans les cantines, ce serait un prétexte. »

Dans l’objectif de « bâtir une liste de large rassemblement à gauche, représentative des forces vives de Vénissieux« , trois réunions avec la section du Parti socialiste se sont tenues. Une quatrième est programmée. Des contacts ont lieu avec les autres partenaires de l’actuelle majorité municipale : PG, PRG, LO, MRC. Avec les Verts, des discussions se mènent au niveau départemental. Le PCF veut également ouvrir à nouveau ses rangs à des personnalités non encartées. Autant dire qu’on est encore loin de toute finalisation. Serait-on à la bourre, à Vénissieux ? « La liste doit être présentée en janvier, cela nous laisse encore du temps », tempère Serge Truscello.

 

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