Îlot Romain-Rolland : le temps des démolitions

« Les jardins du monde » : ce sera le nom du nouveau bout de centre-ville qui va pousser sur l’îlot Romain-Rolland. 260 logements sont attendus. Mais il faut d’abord faire place nette.
D’ici à la fin du mois, les engins de chantier vont prendre possession de l’îlot Romain-Rolland, l’une des principales réserves foncières du centre-ville, qui s’étend sur 2,5 ha, entre l’avenue Marcel-Paul et les rues Romain-Rolland, Gaspard-Picard et Paul-Langevin. Depuis quelques semaines déjà, des bulles de vente indiquent que des logements vont s’y élever. Mais avant de lancer les travaux, il faut préparer le terrain, et notamment démolir les bâtiments existants. De fait, c’est un pan de l’histoire communale qui va tomber, avec la disparition programmée des anciens locaux du centre associatif Boris-Vian (qui avaient abrité bien des années plus tôt la verrerie Mauguin, célèbre pour la fabrication de thermos), du bâtiment de l’ex-cantine municipale et des serres municipales désaffectées. Tous ces bâtiments devraient être à terre d’ici à la fin du printemps. Le foyer Paul-Langevin aura un peu de répit. Sa démolition n’interviendra qu’au moment où la seconde tranche de travaux sera lancée, ce qui permettra de le relocaliser au rez-de-chaussée d’un des premiers bâtiments construits.
À terme, 260 logements sont prévus. “Les Jardins du monde” : ce sera le nom de ce nouveau bout de centre-ville. Comme c’est désormais la règle pour chaque programme immobilier, la mixité sera au rendez-vous. Ainsi la première tranche comprendra soixante-dix logements locatifs réalisés conjointement par le bailleur Alliade et Rhône Saône Habitat, trente en accession classique (construits par Nacarat) et trente autres en accession sociale (par Rhône Saône Habitat). Les deux promoteurs se sont rapprochés au sein d’une SARL pour acheter le foncier à la Ville de Vénissieux. L’acte de vente a été signé voici quelques semaines.

En mode nature
Nacarat commercialise d’ores et déjà deux programmes : “Les Jardins suspendus” et “Les Jardins Bagatelle”. Les logements proposés vont du T1 au T5 avec un premier prix à 90 000 euros. Pour sa part, Rhône Saône Habitat va créer “L’Alhambra”, une résidence composée de deux bâtiments de trois étages.
Le point fort des “Jardins du monde” devrait être sa qualité environnementale. La zone est déjà très verte, avec la présence d’un grand talus boisé. Et il y est prévu de nouvelles plantations. “Ce n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler un éco-projet, mais la nature sera très présente pour un quartier de centre-ville, soulignait Henri Thivillier, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, au moment de la présentation du projet, en mai 2011. Il y aura un effort paysager extrêmement important.” Concernant le nombre de logements, qui peut a priori paraître élevé, l’élu relativisait en soulignant que “le coefficient d’occupation des sols ne sera que de 1, ce qui est très faible en comparaison des coefficients de 5, 6, voire 7 que l’on trouve en centre-ville à Lyon ou Villeurbanne.” Il pense même que « cela va donner une aération au centre-ville, car il y aura de nouvelles liaisons piétonnes et cyclistes entre les pentes des Minguettes et le village, dans un environnement des plus agréables. »
Les logements seront répartis en quatre îlots avec un grand square au centre. Une nouvelle voirie reliera l’avenue Marcel-Paul à la rue Paul-Langevin, mais uniquement pour la desserte des riverains. Le terrain étant en pente, les constructions du haut, vers la rue Romain-Rolland, seront moins hautes (R+2) que celles du bas (R+4), le long de l’avenue Marcel-Paul, de façon à ce qu’aucun immeuble ne domine l’autre.
Les premières livraisons devraient intervenir au début de l’année 2014.

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