Urban Globe-Trotters : la loi de la jongle

Ce 11 juillet, pour l’ouverture des Fêtes Escales, tout était en place : les deux scènes (une grande et une petite) se faisant face dans le parc Louis-Dupic, les buvettes solidaires tenues par des bénévoles, le lieu du traditionnel apéro, les médiateurs, la sécurité et l’équipe du festival, déjà transpirante avec la chaleur ambiante. Un autre qui était transpirant, c’est bien Richard Monségu : le musicien vénissian, qui a monté avec son groupe Antiquarks et les habitants le projet “Urban Globe-Trotters”, sort de l’ultime répétition. Autant dire qu’il dégouline puisqu’il tient le rôle de l’arbitre. Dans le parc, un terrain de sport a été matérialisé. J’écris “sport” faute d’un autre mot car le jeu qui va s’y pratiquer tient tout autant du foot que du basket, avec une place très importante accordée à la jongle. Il faut dire qu’on retrouve sur le terrain, où les Rouges vont affronter les Noirs, Nadir Ben Brahim dans la première équipe. Lui, c’est le roi du free style, capable de passer indéfiniment le ballon d’un pied à la tête, d’une épaule au genou, le poser un temps sur le dos avant de le faire tourner sur le nez un bon moment.
Le match-spectacle va donc démarrer. Récapitulons : sur le terrain, les Rouges, les Noirs et l’arbitre, Richard, qui commente les actions en direct. Sur un bord, une chorale, des musiciens, des pom-pom girls et boys qui envahissent le terrain à chaque nouveau but en dansant, tous vêtus de t-shirts personnalisés. Sur le côté, le graffeur Antonin Rêveur travaille à une grande fresque.
Hélas, hélas, un des premiers ballons joués traverse les barrières et vient atterrir dans le public, en plein visage d’une jeune fille qui tombe sous le choc. La partie est interrompue en attendant que les premiers secours arrivent. “Ce n’était pas dans le spectacle”, s’excuse Richard auprès du public.
Le match reprend sous l’œil attentif d’une audience ravie qui encourage les joueurs. L’arbitre, lui, met de l’animation : “On essaie de m’acheter mais ça ne marche pas ! L’arbitre, c’est cuisse de poulet !” Comprenne qui pourra…
Les joueurs s’y mettent aussi : après un but des Noirs, voilà toute l’équipe rouge qui s’allonge, refusant de bouger. “C’est comme l’équipe de France, remarque Richard. Ils font grève ! Allez me soigner tout ça, s’il vous plaît. Vous avez trop mangé de poulet !”
Il règne dans tout cela une connotation aviaire qu’on a du mal à saisir. À moins qu’il ne s’agisse d’ailes de pigeon, un terme qui désigne un type de prise de ballon ?
Après une deuxième mi-temps, le match s’achève sur un but en or marqué par Nadir. Malgré un peu de longueur, le spectacle était plaisant, tutti free style, et le pari réussi : réunir sur un même projet Vénissianes et Vénissians de tous les âges et de tous les quartiers.

Une pensée sur “Urban Globe-Trotters : la loi de la jongle

  • 12 juillet 2011 à 20 h 58 min
    Permalink

    Comme quoi la musique mène à tout. Et arbitre c’est une belle chose.
    Cordialement

  • 12 juillet 2011 à 20 h 58 min
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    Comme quoi la musique mène à tout. Et arbitre c’est une belle chose.
    Cordialement

  • 12 juillet 2011 à 20 h 58 min
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    Comme quoi la musique mène à tout. Et arbitre c’est une belle chose.
    Cordialement

  • 12 juillet 2011 à 20 h 58 min
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    Comme quoi la musique mène à tout. Et arbitre c’est une belle chose.
    Cordialement

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