
La précarité continue de progresser en France et en Europe. C’est le principal enseignement de la 20ᵉ édition du baromètre annuel Ipsos/Secours populaire français, présenté jeudi 10 septembre à Lyon. Réalisée auprès de 1 000 Français et de 10 000 Européens dans dix pays, l’étude montre que les privations touchent une part croissante de la population.
En France, 26 % des personnes interrogées se déclarent en situation de précarité, soit six points de plus qu’en 2025. Les difficultés gagnent également les actifs : 40 % estiment que leur travail ne leur permet plus de couvrir l’ensemble de leurs dépenses (+10 points en un an) et 18 % déclarent vivre à découvert.
Alimentation, logement et transports sont particulièrement concernés. Ainsi, 37 % des Français rencontrent des difficultés pour se procurer une alimentation saine permettant de faire trois repas par jour, 33 % pour payer leur logement et 46 % pour financer leurs déplacements. Pour 55 %, partir en vacances est désormais difficile.
L’énergie, nouvelle source de précarité
Le baromètre met cette année l’accent sur la précarité énergétique. 79 % des Français considèrent que leurs factures d’énergie pèsent lourd dans leur budget. Pour les payer, 26 % ont renoncé au cours des douze derniers mois à des dépenses essentielles, notamment alimentaires ou de santé. Ils sont 28 % à avoir fait de même pour leur carburant.
Le chauffage est lui aussi concerné : 53 % déclarent avoir volontairement maintenu leur logement à moins de 18 °C. La précarité énergétique prend ainsi des formes multiples : difficultés à se chauffer, mais aussi à se déplacer ou à faire face aux fortes chaleurs.
Pour le Secours populaire, ces chiffres montrent que le travail ne constitue plus toujours un rempart contre la précarité. Une perte d’emploi, une facture imprévue ou un accident de la vie peuvent rapidement fragiliser un ménage jusque-là équilibré. La précarité touche désormais des catégories de population de plus en plus larges.






























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