

© Expressions – les nouvelles de Vénissieux
Comme le 15 mars, on votera deux fois dimanche pour choisir, d’une part l’équipe municipale, d’autre part les élus qui représenteront les communes de la circonscription des Portes du Sud (Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin, Corbas et Solaize) sur les bancs de la Métropole de Lyon. Et dans un scrutin comme dans l’autre, les Vénissians auront le choix entre quatre candidats : deux de gauche, un représentant la droite et le centre, et un dernier l’extrême droite.
Arrivée en tête des municipales avec 28,32 % des voix, Michèle Picard (« Unir, résister, agir – Ensemble pour Vénissieux ») est en ballottage légèrement favorable pour retrouver son fauteuil de maire. Mais le match s’annonce serré face au député insoumis Idir Boumertit (« Faisons mieux pour Vénissieux »), distancé de seulement 269 voix dimanche dernier, avec un score de 25,95 %. Pour améliorer ses chances de victoire, le maire sortant a mis à profit l’entre-deux tours en fusionnant sa liste de large rassemblement à gauche avec celle de Mokrane Kessi (« Union populaire Vénissieux »), qui a recueilli le 15 mars un peu plus de 6 % des suffrages.
Derrière ce duel fratricide qui va capter toute l’attention, Pascal Dureau (« Vénissieux Plurielle ») et Quentin Taïeb (« Retrouver Vénissieux ! ») devront miser sur un fort rebond de la participation pour espérer tirer leur épingle du jeu. Le premier, candidat de la droite et du centre, soutenu par Jean-Michel Aulas, a obtenu un peu moins de 20 % des voix lors du premier tour, une performance en deçà de ses espérances. Le second, qui porte à la fois les couleurs du RN et de l’UDR (le mouvement fondé par Éric Ciotti), a dû se contenter d’un peu plus de 17 % des suffrages.
Quel niveau de participation ?
Dans le scrutin métropolitain, la configuration est quasiment identique. Il donnera également lieu à une opposition entre Michèle Picard (« Avançons ensemble, l’union de la gauche et des écologistes ») et Idir Boumertit (« Faisons mieux pour une métropole populaire »). À la différence qu’au premier tour, contrairement aux municipales, le parlementaire Insoumis (23,49 %) a devancé l’élue communiste (21,85 %) sur la circonscription. Mais tous deux étaient eux-mêmes battus par la candidate du centre et de la droite Nathalie Frier (« Grand Cœur Lyonnais » – 24,46 %). Laquelle part donc avec une longueur d’avance pour la victoire finale. Même si Michèle Picard est parvenue à fusionner sa liste avec celle de Michèle Édery (« Une Métropole qui nous ressemble »), qui a obtenu 5,16 % des voix au premier tour.
Dans cette équation, il faudra aussi compter sur l’attitude des électeurs du candidat RN Marco Charavia (« Remettre la Métropole en ordre »), qui a capté près de 20 % des suffrages le 15 mars.
Autre inconnue qui peut rebattre les cartes, et pas des moindres : le niveau de participation. Très bas au premier tour (37 % à Vénissieux, 40,2 % sur la circonscription), faut-il s’attendre à le voir remonter ce dimanche ? Les précédents scrutins ne sont pas très éclairants à cet égard : en 2014 le nombre de votants avait légèrement augmenté entre les deux tours, mais il avait baissé en 2015 et en 2020…



































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