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Municipales : Michèle Picard et Idir Boumertit au coude-à-coude

Quatre listes, menées par Michèle Picard, Idir Boumertit, Pascal Dureau et Quentin Taïeb sont en position de se maintenir pour un second tour qui s’annonce indécis.

C’est un second tour incertain qui s’annonce pour les élections municipales à Vénissieux. Le maire sortant, Michèle Picard, a certes pris la tête du premier tour, mais son avance sur son premier poursuivant, Idir Boumertit, se limite à 269 voix. Derrière, deux autres candidats seront sur la ligne de départ le 22 mars : Pascal Dureau et Quentin Taïeb.

Commençons par le haut du classement de ce premier tour. Michèle Picard, candidate d’un large rassemblement à gauche hors LFI, a obtenu dimanche 15 mars 3 214 voix, soit 28,32% des suffrages. En pourcentage, elle est stable par rapport à 2020 (avec une participation de 37,06%, contre 28,74% six ans plus tôt). Elle a donc viré en tête de cette première échéance électorale, avec une fine avance sur Idir Boumertit, candidat La France Insoumise et membre de la majorité qui termine son mandat avec ce scrutin. La liste de celui qui est aussi député de la 14e circonscription du Rhône a obtenu 2 945 voix, soit 25,95% des voix.

De quoi rendre compliquée une fusion des listes et un retour à l’union de la gauche ? De fait, considérant la proximité des scores entre Michèle Picard et Idir Boumertit, fusionner deux listes de 49 noms reviendrait, pour chacune, à retirer peu ou prou la moitié des colistiers. Et à se partager, ou presque, de futurs postes d’adjoint. Le tout, dans un délai très court, entre celui pour déposer les listes en Préfecture (mardi soir) et ceux des imprimeurs (souvent, ce lundi) pour le matériel électoral…

Et l’incertitude pour ce second tour réside aussi dans un paradoxe : si Michèle Picard est en tête de 269 voix aux municipales, c’est Idir Boumertit qui la devance aux élections métropolitaines dans les bureaux de vote vénissians. L’Insoumis a en effet obtenu 29,41% des suffrages (3 250 voix), contre 25,72% pour celle qui est vice-présidente de la Métropole. Et ce, avec un peu moins de votants (11 291 contre 11 650).

De fait, la clé de ce scrutin réside probablement entre les mains de celui qui voulait incarner « une troisième voie » à gauche et qui a été éliminé à l’issue du premier tour : Mokrane Kessi. Sa liste a obtenu 686 voix, soit 6,05% des suffrages. Insuffisant pour être présent sur la ligne de départ le 22 mars, mais juste assez pour prétendre à une fusion avec une liste qualifiée. Le président de l’association France des Banlieues rejoindra-t-il Idir Boumertit et la France Insoumise, alors même qu’il a été exclu du Parti de Gauche, composante de LFI ? Ou trouvera-t-il un accord avec Michèle Picard, lui qui était dans sa majorité entre 2008* et 2014 ?

Dureau et Taïeb en difficulté

Pour Pascal Dureau, candidat du centre et de la droite locale, la tâche s’annonce ardue. Tout d’abord, son pari de rassembler l’opposition « raisonnable » (hors RN, donc) n’a pas eu le succès escompté. S’il a obtenu 2 264 voix, soit 19,95 % des suffrages, le candidat-médecin n’a pas réussi à faire l’addition des voix récoltées en 2020 par Yves Blein (1 736) et par Christophe Girard (1 177)… alors que son positionnement politique le pose en héritier de ceux-ci. Une déception donc pour celui qui avait obtenu six ans plus tôt 730 voix, avec une candidature divers gauche, et qui a annoncé avant le premier tour qu’aucune fusion de liste n’était envisageable dans la perspective du 22 mars.

Quentin Taïeb, avec sa liste d’extrême-droite UDR-RN, parvient à faire plus que doubler le score de Damien Monchau en 2020. Avec 1966 voix, il obtient 17,32% des suffrages — contre 832 voix et 10,13% lors du scrutin précédent. Mais c’est bien la seule bonne nouvelle de son premier tour : en dehors d’abstentionnistes dont chaque candidat non-favori s’imagine qu’ils auraient voté massivement pour lui, il ne dispose d’aucune réserve de voix. Et les précédents scrutins ne peuvent l’inciter à l’optimisme : en 2020 comme en 2014, le candidat RN (Damien Monchau et, avant lui, Yvan Benedetti) avait obtenu au second tour moins de voix qu’au premier tour.

Citons, enfin, le score de la liste de Barbara Petit : 273 voix, soit 2,41% des suffrages, en hausse par rapport à la candidature portée par Marie-Christine Seemann en 2020 (140 voix, 1,70%). À date, la candidate n’a pas donné de consigne de vote.

* Mokrane Kessi avait été élu en 2008 sur la liste menée par André Gerin, lequel avait ensuite passé le relais à Michèle Picard.

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