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Vidéoprotection : le maillage se resserre

En 2022, 140 caméras surveillent jour et nuit les rues vénissianes. D’ici l’année prochaine, 16 caméras supplémentaires seront installées.

Le Centre de supervision urbain (CSU) fonctionne en permanence, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7
– Photo Emmanuel FOUDROT

Le terrain de jeu des fauteurs de troubles se réduit progressivement. À Vénissieux, les rues et les bâtiments communaux sont surveillés de plus en plus étroitement. Actuellement, 140 caméras scrutent les faits et gestes des passants et le comportement des automobilistes. Fin 2023, le réseau en comptera 16 de plus. Deux bornes mobiles complètent le dispositif. En matière de vidéoprotection, la nouvelle vague d’investissements prévoit le déploiement de 24 appareils, dont l’installation a commencé fin 2021.
Le réseau est en place depuis 15 ans. En 2007, les premières caméras avaient été placées sous la mandature d’André Gerin. La plupart des 17 pionnières « zieutaient » le quartier des Minguettes. Convaincue par l’efficacité de la vidéoprotection, la municipalité n’a cessé de la développer, en concertation avec les forces de l’ordre. En 15 ans, le nombre de caméras a presque décuplé. À ce stade, il ne reste plus beaucoup d’angles morts dans les coins sensibles de la ville.

Le CSU, centre stratégique

Au calme, dans des locaux bien gardés, le Centre de supervision urbain (CSU) récupère en temps réel les images filmées par les caméras. Devant un mur d’écrans, 12 agents de surveillance de la voie publique, encadrés par deux chefs de poste, se relaient pour relever le moindre fait suspicieux. Cette salle de contrôle est opérationnelle sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Cela n’a pas toujours été le cas.
« Le maire a réorganisé le CSU en 2014, précise Jean-Maurice Gautin, adjoint à la sécurité et à la tranquillité. Avant, le centre n’était actif que de 8 à 18 heures. Les yeux et les oreilles étaient séparés. Le Top (service prévention et médiation), destiné à l’écoute des habitants, était localisé dans un autre endroit. Aujourd’hui, tout est regroupé dans la même entité, pour des gains de temps et d’efficacité. Il y a toujours quelqu’un pour alerter et transmettre l’information. Ainsi, la police nationale, la police municipale ou les secours peuvent intervenir rapidement. »
Pour preuve, l’élu relate le tragique accident de la circulation survenu le 20 septembre, avenue Marcel-Hoüel, juste devant la mairie. Un véhicule venait de faucher trois piétons. « L’agent devant l’écran a instantanément alerté les pompiers, qui sont arrivés sur les lieux en moins de trois minutes », se remémore-t-il.

La vidéo-verbalisation fait ses preuves

La vidéoprotection revêt d’autres utilités. Régulièrement, le parquet réquisitionne des enregistrements dans le cadre d’une enquête de police ou de gendarmerie. Le système fait également ses preuves pour verbaliser les usagers de la route, « simples » chauffards ou amateurs de rodéos.
« Entre septembre 2021 et août 2022, nous avons pu dresser 5 180 PV, se félicite Jean-Maurice Gautin. Principalement pour des infractions au Code de la route, des incivilités et des dépôts sauvages. Les amendes pour stationnement sont reversées à la Métropole de Lyon. Les autres, à l’État. »

Surveillance accrue aux Minguettes

Le choix de l’emplacement des caméras n’est pas le fruit du hasard. La municipalité priorise les secteurs sensibles. Les remontées du terrain, de la part d’habitants et de la police nationale, tout comme le nombre de plaintes recensées, orientent les décisions. « Forcément, il y a plus de caméras aux Minguettes qu’à Gabriel-Péri où le secteur est beaucoup plus calme, admet Jean-Maurice Gautin. Mais on note une recrudescence de cambriolages et de squats dans les zones pavillonnaires. »

Des caméras « mises à prix »

24 caméras supplémentaires sont déployées entre fin 2021 et 2023
– Photo Emmanuel FOUDROT

Dans certains endroits, la présence de caméras dérange. Des malfaiteurs semblent prêts à tout pour mettre le matériel de vidéoprotection hors-service . « Sur le Plateau des Minguettes, nos caméras sont mises à prix, observe Jean-Maurice Gautin. Un jour, sur le toit d’une tour, ils en ont incendié une à l’aide d’un seau d’essence enflammé. On mène toujours une réflexion pour les empêcher de recommencer. Ainsi, on a supprimé les becs de perroquet sur les pylônes d’éclairage public pour éviter les dégradations. Si les poteaux sont découpés à la disqueuse, on les remplace par des poteaux en béton armés. »

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Vénissian

    9 novembre 2022 à 5 h 34 min

    Il serait nécessaire d’installer une caméra rue du Château au niveau du « Vieux Puit » (soi-disant fermé pour démolition). un véhicule stationne régulièrement sur la voie piétonne coffre ouvert pour proposer alcool, boisson et autre…. c’est au vu et su de tous!! et cela dure depuis des
    lustres!! signalement fait régulièrement. Peut être qu’avec une caméra ce serait dissuasif. Merci

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