« De plus en plus visas sont refusés pour venir effectuer des soins »

Depuis le début de la crise sanitaire, l’association Aider son prochain (ASP) rencontre de nombreuses difficultés pour faire venir des enfants en France afin qu’ils bénéficient de soins.
L’association Aider son prochain a été créée il y a sept ans afin de venir en aide aux enfants malades.

« Ça n’a jamais été aussi compliqué », se désole Sonia Lassoued, responsable du pôle médical-santé à Aider son prochain (ASP).

L’association vénissiane met tout en œuvre pour faire venir des enfants malades des quatre coins du monde, afin qu’ils puissent avoir accès aux soins dont ils ont besoin. « En général, ce sont des soins que les familles n’ont pas les moyens de s’offrir ou que les médecins ne peuvent pas effectuer dans leur pays. »

On ne compte plus le nombre d’enfants qui ont été sauvés par ASP ces sept dernières années. Mais avec la crise sanitaire, il est de plus en plus compliqué d’obtenir des autorisations pour que les enfants se fassent soigner en France. Sept visas seulement ont pu être obtenus depuis mars 2020 : deux en Algérie, trois en Mauritanie et deux au Maroc.

Un parcours plus long

Pour qu’un enfant malade puisse se faire soigner en France, son dossier médical doit être étudié par une commission qui ensuite donne son accord pour la venue de l’enfant. « Les médecins du pays doivent certifier qu’ils ne peuvent pas effectuer l’opération sur place, précise la responsable. Ensuite, si le dossier est accepté, on réalise un devis, seulement pour les frais d’hospitalisation, puisque les médecins sont bénévoles. On démarre la collecte, on paie le devis et on commence les démarches auprès des consulats français dans les pays où se trouvent les enfants. »

Quand le visa est accepté, l’enfant peut se rendre sur le territoire français pendant sept jours, une période plus courte depuis l’arrivée de l’épidémie. « On n’a le temps de rien faire en si peu de temps. On peut juste lui faire passer des examens et des radios et il doit déjà retourner chez lui. Il ne peut revenir que lorsqu’une date d’opération est fixée, mais là encore un autre visa doit être demandé. »

Et donc un refus est de nouveau possible. « Beaucoup n’ont pas abouti, témoigne Sonia Lassoued, certains devis sont payés mais nous ne pouvons pas faire venir l’enfant pour qu’il bénéficie des soins. » Une situation complexe pour l’association qui s’inquiète de l’évolution de la santé des enfants concernés.

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