Conseil de quartier Jean-Moulin/Henri-Wallon : du local au national

Ce 3 novembre, l’assemblée générale présidée par Aurélien Scandolara a attiré de nombreux riverains. Avec, pour épicentres des discussions, le logement et la sécurité.

Président du conseil de quartier, Aurélien Scandolara l’annonçait en préambule : les questions très présentes concernent la voirie, l’environnement, la tranquillité publique, la vitesse et les relations avec les bailleurs. Deux de ces points ont été au centre des discussions.

À commencer par le mécontentement de locataires de la rue Vladimir-Komarov avec leur bailleur, Alliade Habitat.

L’un d’eux cite pêle-mêle l’absence de double vitrage dans certaines pièces. Mais aussi la présence de cafards, de rats et, peut-être, d’amiante. Quant aux ascenseurs, ils sont régulièrement en panne. Ses propos sont relayés par une dame qui s’étonne que les locataires ne soient pas entendus, alors qu’ils paient leur loyer.

Représentante du bailleur, Mme Badache répond que plusieurs campagnes de désinsectisation et de dératisation ont eu lieu. « Votre résidence, dit-elle, est inscrite dans le cadre de l’ANRU et fera l’objet d’une réhabilitation. Il faut du temps et de la consultation et nous organiserons une réunion pour vous montrer ce qu’on fera et pour que vous puissiez donner votre avis. »

La responsable d’Alliade note les problèmes d’isolation et assure qu’il n’existe pas de risques d’amiante. « Pour les ascenseurs, poursuit-elle, oui, il y a des pannes. La plupart sont dues à des actes de vandalisme. L’urine oxyde nos équipements. Nous avons changé les portes palières et les ascenseurs en 2017 et nous devons refaire des travaux causés, les trois quarts du temps, par des incivilités. Les pannes techniques sont minoritaires. »

Michèle Picard constate l’augmentation des incivilités depuis le confinement et annonce la constitution d’une commission de prévention. « Ceux qui ne dégradent pas n’ont pas envie de cette société-là. D’autres ne se rendent pas compte des désagréments qu’ils causent. Il n’existe pas de solution miracle mais une addition de choses à faire collectivement. »

Le maire en profite pour présenter le nouveau commissaire, Manuel Archer, tout juste nommé. Plusieurs personnes se plaignent des points de deal à proximité de chez eux. Le commissaire appelle la population à réagir contre la délinquance en faisant remonter leurs plaintes aux bailleurs et à la police. Il reconnaît « le nombre d’appels considérable au 17″ et ajoute : « Ne lâchez pas mais ne vous mettez pas en danger ! ». Il engage à donner des informations sur moncommissariat.fr

Pour Pierre-Alain Millet, élu au logement, au développement durable et aux énergies, « il faut trouver ensemble la force de résister à tout cela ». Michèle Picard conclut : « Localement, nous faisons le maximum, mais il faut envisager le problème nationalement. »

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