Voies de covoiturage : la verbalisation va commencer lundi

Attention, dès lundi, circuler sur une voie réservée au covoiturage en étant seul dans son véhicule pourra être sanctionné. C’est la fin d’une période « d’apprentissage » pour les automobilistes de la Métropole.

Depuis le 21 décembre, la voie de gauche de l’ancienne A6-A7 qui traverse la Métropole est réservée, sur deux portions, au covoiturage les jours de semaine. Après une phase d’apprentissage pour les automobilistes, les premières verbalisations débuteront le 18 janvier.

C’est ce qu’ont annoncé hier les services de police du Rhône. Circuler sur la voie réservée pourra ainsi être puni par une amende de 135 euros.

Autant dire qu’il devient important de connaître les règles liées à ces voies réservées au covoiturage, qui se trouvent, au nord, entre l’échangeur de la garde à Dardilly et l’échangeur du Valvert à Tassin, et au sud, entre le musée des Confluences et l’A450. Elles sont matérialisées par un panneau lumineux, représentant un losange blanc sur fond noir.

« C’est quoi exactement covoiturer ?, explique la Métropole de Lyon, qui a été chargé de la mise en place de ces voies spéciales. Covoiturer, c’est être au moins 2 dans son véhicule, quels que soient les liens entre le conducteur ou la conductrice et ses passagers : ils peuvent être de la même famille, collègues de travail, amis ou s’être organisés avec une appli type covoiturage Grand Lyon ou Blablacar. Si vous êtes seul·e avec votre chien par contre ça ne marche pas ! »

Ainsi, la file de gauche y est réservée au covoiturage les jours de semaine, du dimanche soir minuit au vendredi soir minuit. Le week-end, elle peut néanmoins être utilisée par tout le monde. De même, en cas d’accident sur les deux autres voies, le signal lumineux se désactive. Tous les véhicules peuvent alors circuler sur la file de gauche.

Reste une question : ces voies ne risquent-elles pas de générer encore plus de bouchons, sur des portions particulièrement chargées aux heures de pointe ? « Les voies covoiturage ne devraient pas aggraver les difficultés existantes, assure-t-on à la Métropole. En cas de bouchon, la file de voiture remonte plus loin car il y a une voie de moins de disponible pour la plupart des voitures, mais en tête de bouchons la situation ne change pas car il y a toujours le passage de 3 à 2 voies aux abords du tunnel de Fourvière. Et avec moins de véhicules provenant de la voie de gauche, l’écoulement des voitures sur les deux voies restantes est facilité. Au final, le bouchon est plus long mais on y roule un peu plus plus vite ce qui ne modifie pas le temps de parcours. Depuis la mise en service des voies réservées le 21 décembre, d’ailleurs, le trafic est fluide et les voies de covoiturage n’ont généré aucun bouchon. »

À noter, les premières verbalisations ne pourront être effectuées que par les forces de l’ordre : si des radars, qui comptent le nombre de passagers à l’intérieur des véhicules, ont été installés, ils doivent d’abord être homologués par le ministère de l’Intérieur. Ce qui n’est l’affaire que de quelques semaines !

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