Mariage éditorial : noces de papier

Gérées à Vénissieux par Thierry Renard et l’Espace Pandora, les éditions de La Passe du vent ont fusionné, depuis le 1er janvier, avec La Rumeur libre. Cette structure a été fondée en 2007 par un ancien Vénissian, Andrea Iacovella, et sa femme Dominique.

Les noces de papier ont beau célébrer d’ordinaire 37 ans de mariage, le terme convient bien pour définir une toute jeune union. Car c’est désormais chose faite : depuis le 1er janvier, l’équipe de l’Espace Pandora et son directeur Thierry Renard qui, jusqu’à présent, s’occupaient des éditions La Passe du vent, ont rejoint « le navire amiral de la flotte des éditions La Rumeur libre ». Lesquelles sont dirigées par un ancien Vénissian, Andrea Iacovella.

Dans une lettre envoyée aux auteurs publiés par La Passe du vent, Thierry Renard argumente : « Depuis six ans maintenant, les éditions La Rumeur libre et La Passe du vent ont engagé des négociations en vue d’un rapprochement des deux maisons ainsi, également, que de leurs projets éditoriaux. Premier signe significatif, d’ailleurs, du rapprochement des deux équipes : la création, en 2016, de la revue semestrielle RumeurS, actualité des écritures, qui vient de fêter la sortie de son huitième numéro. »

Grâce à cette réunion des deux fonds, expliquent Thierry Renard et Andrea Iacovella, « les livres épuisés de La Passe du vent pourront être réédités avec le logo de La Rumeur libre ». Les collections resteront les mêmes, assurent-ils encore, « avec de la poésie des deux côtés ».

Andrea Iacovella précise : « Les projets éditoriaux ne changent pas mais leur amplitude s’élargit. Outre la poésie, nous publierons des ouvrages de philosophie, de psychanalyse, de sociologie culturelle, d’histoire… Et une collection sur les écritures de création. »

Il poursuit : « Pour la gouvernance, un conseil d’administration d’une dizaine d’associés va définir les lignes budgétaires. Nous aurons une dizaine de directeurs de collection. Jusqu’à présent, à part 2020 qui fut une année particulière, La Rumeur libre sortait en moyenne 25 titres par an et La Passe du vent entre 15 et 20. La nouvelle maison d’édition pourra donc publier une quarantaine d’ouvrages par an. »

De nouvelles stratégies commerciales

Dans la corbeille de mariage, Andrea apporte de nouvelles stratégies commerciales tournées vers l’événementiel, les librairies et le digital. Lui et son nouvel associé se déclarent — mais personne n’en doutait — « porteurs d’abord d’une valeur culturelle ».

Après un long passage à Évry, Andrea Iacovella est de retour dans la région et se souvient qu’il a publié son premier livre à Vénissieux : « Hubert Marrel m’a mis le pied à l’édition. »

Quant à Thierry Renard, il aime rappeler cette anecdote : « Pour nous, c’est un genre de retour aux sources car nous avions porté naguère, à l’enseigne des éditions Paroles d’aube (novembre 1993), le titre du recueil de poèmes de Patrick Laupin, La Rumeur libre. Titre qu’ont choisi de reprendre, en 2007, Andrea et Dominique Iacovella, lors de la création de leur label éditorial. Retour aux sources, donc. Et futur immédiat ! »

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