Pas de vacances pour la connaissance

Cet été pendant trois semaines, une quinzaine de jeunes Vénissians âgés de 9 à 16 ans ont bénéficié
du dispositif “vacances apprenantes” mis en place par les associations Amasco et Zup de Co.
Un suivi éducatif bienveillant qui permet d’apprendre tout en s’amusant.

Les jeunes participants et leurs encadrantes.

En cette chaude matinée d’août, Ibtisseme, Sabrina, Hani, Karim et Abdul-Karim profitent de la fraîcheur de la médiathèque. Encadrés par Marie et Sabrina, ils travaillent depuis trois jours autour de deux thématiques : Harry Potter et la botanique. Chasse au trésor à la découverte des arbres du parc Dupic, land art, constitution d’un herbier sur suggestion des enfants, quiz, etc. : le programme est dense et les enfants ravis.
Financée par la Ville de Vénissieux — qui a mis la médiathèque à disposition —, organisée par l’association Amasco, nouvellement implantée sur la région lyonnaise, en partenariat avec l’association Zup de Co, qui propose du soutien scolaire pendant l’année au collège Paul-Éluard, ces “vacances apprenantes” se sont tenues pendant trois semaines au cours de l’été (deux en juillet et une en août). “Une quinzaine d’enfants vénissians ont pris part à ce dispositif, indique Krisztina Gaudry, directrice du site Amasco pendant le mois d’août. Notre objectif est de lutter contre le décrochage scolaire, valoriser la confiance en soi, développer les compétences psychosociales, la patience, l’attention, le respect des autres, etc. Nous sommes dans une optique de progression plutôt que de perfection et nous développons l’entraide et la coopération plus que la compétition.
Les retours sont positifs aussi bien de la part des parents et de leurs enfants — à l’image de Karim très enthousiaste à l’idée d’“apprendre en s’amusant, de découvrir la physique et la chimie et de réviser la conjugaison et les multiplications sous forme de jeux” — que de l’équipe encadrante. “On ne s’y attendait pas mais la plupart des enfants sont revenus d’une semaine sur l’autre et cela a permis un vrai suivi”, confime Krisztina Gaudry.

Un programme chargé
La première semaine a donc permis de revoir des notions d’orthographe, la deuxième des notions de mathématiques et la troisième d’aborder les sciences de la vie et de la terre. “Nous fonctionnons toujours de façon ludique, explique Sabrina, service civique à Zup de Co. À travers des jeux de pistes, des énigmes quotidiennes, des ateliers divers et variés, les enfants apprennent sans s’en rendre compte.” Ainsi, en trois semaines, Hani, Sabrina et les autres ont participé à un concours d’éloquence, décrochant au passage le prix d’originalité, monté une pièce de théâtre, travaillé sur leurs émotions, découvert la méditation et la philosophie, rien de moins ! Ibtisseme, 12 ans, n’est d’ailleurs pas peu fière de maîtriser la notion d’homonymes et se déclare “au point” pour sa rentrée en classe de 5e.
Un bilan sera fait début septembre avec la mairie mais devant la belle satisfaction des familles, nous souhaitons pérenniser ce dispositif sur la ville pour les prochaines vacances scolaires, avance Michel Wendling, fondateur d’Amasco. Nous travaillons à tisser du lien avec les familles sur la durée. La crise sanitaire que nous traversons aura au moins permis de jouer un rôle d’accélérateur dans la prise de conscience de l’importance d’un suivi pendant les vacances scolaires aussi bien en termes d’éducation que d’égalité des chances.”

> www.amasco.fr

Les règles de vie ont été rédigées en collaboration avec les enfants.

 

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