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Difficultés à l’Afpa : les centres de Vénissieux et de Saint-Priest épargnés

Alors que la direction nationale de l’Afpa lance un « projet de réorganisation », qui induit un Plan de sauvegarde de l’emploi, les centres de Vénissieux et de Saint-Priest ne subiront aucun dommage, selon la direction régionale.

Localement, l’Afpa est sur le point de réajuster son offre

Les deux centres Afpa de la région lyonnaise s’en tirent bien. Alors que l’établissement public fait l’objet d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sur l’ensemble de l’Hexagone, les pôles de Vénissieux et Saint-Priest ne risquent ni fermeture ni licenciements.

La procédure d’information-consultation, ouverte fin septembre, a permis de dissiper les doutes. « Si le plan se réalise comme prévu, nous gagnerions même trois salariés supplémentaires », assure Christophe Picard.

Le directeur régional de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes dit bénéficier d’un projet porteur : l’implantation de deux nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 à proximité de la centrale du Bugey, à cheval sur Saint-Vulbas et Loyettes (Ain). Un chantier titanesque qui devrait s’étaler entre 2027 et 2045.

« Ce projet national représente une source importante de formations et de qualifications dans les années à venir. Des centaines, voire des milliers d’opérateurs seront nécessaires. Or, cette main d’œuvre n’existe pas encore. À Vénissieux, nous allons lancer un dispositif de soudeur assembleur industriel. À Saint-Priest, nous formerons des coffreurs brancheurs et des chefs de chantier gros œuvre. »

Une dépendance à la commande publique à traiter

Pour Christophe Picard, les domaines d’expertise, les offres sectorisées et la complémentarité des deux centres sont de véritables atouts. Vénissieux est à dominante industrielle, tandis que Saint-Priest est plus axé bâtiment. La situation locale est bien différente de celle du dernier PSE de 2018. Le troisième centre lyonnais, basé à Rilieux-La-Pape, en avait fait les frais et avait définitivement fermé en 2020. « À l’époque, on était dans une situation où l’offre et les points de distribution étaient surdimensionnés, rappelle le dirigeant. On avait tout regroupé sur deux sites. »

Toutefois, Christophe Picard ne nie pas la crise que traverse l’Afpa au niveau national. Et pour cause ! 867 postes devraient être sacrifiés en trois ans, le temps de revenir à l’équilibre financier. Sur la même période, 30 centres de formation pourraient être fermés : « Comme tous les acteurs de notre secteur, nous sommes en difficulté. C’est pourquoi nous engageons une transformation pour mieux prendre en compte les projets de territoire et adapter notre maillage. Pour nous remettre en ordre de marche, nous embauchons 400 personnes pour améliorer nos relations clients et le volet commercial avec les entreprises. Nous dépendons trop de la commande publique, qui diminue fortement. »

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