Joliot-Curie : haro sur la vitesse et les… camionnettes blanches

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Les deux accidents survenus en moins de quinze jours, l’un sur l’avenue Viviani et l’autre sur l’avenue de Pressensé, ont été largement commentés par les riverains présents au conseil de quartier Joliot-Curie du 28 octobre. Conseil de quartier que préside désormais Geneviève Soudan. Il est vrai que ce second accident s’était produit peu de temps avant le début de l’assemblée générale, au niveau de l’aire de jeux et à hauteur du programme immobilier Novéo Park. Il a lancé les débats sur la vitesse excessive des automobilistes et sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes.

“Il faut casser la vitesse, avec la pose de ralentisseurs ou de dos-d’âne”, a proposé un riverain excédé. Ce n’est pas une nouveauté puisqu’un plan de travail précis, et confirmé par Michèle Picard, a déjà été élaboré avec le conseil de quartier dans ce sens. Des demandes ont d’ailleurs été adressées au Grand Lyon “pour renforcer la sécurisation de la traversée des piétons vers l’espace multisports de Pressensé, pour poser un ralentisseur à proximité de la rue Georges-Marrane, pour poursuivre la réflexion sur la sécurisation du carrefour Viviani ; et avec le Sytral, pour l’installation d’un signal lumineux “Attention piétons”, et enfin pour l’achèvement de la sécurisation de la rue Salengro, à ses deux extrémités.”

Mais un autre dossier est venu alimenter les discussions : la prostitution. Le stationnement des camionnettes blanches, en partie sur l’avenue de Pressensé, inquiète les riverains. “J’avais pris un arrêté d’interdiction de stationnement, il y a deux ans, pour ces véhicules dans le quartier du Moulin-à-Vent, rappelle le maire. Et cela avait été efficace. Mais on n’a pas le droit de prendre un arrêté sur toute une ville. Par contre, je vais l’étendre au périmètre de l’avenue Viviani. Je me suis inspiré de ce qu’a fait Gérard Collomb, maire de Lyon, qui avait réussi à déloger les prostituées qui stationnaient vers Perrache, puis vers Gerland. Les polices nationale et municipale ne chôment pas mais il faut savoir que si le racolage est un délit, la prostitution ne l’est pas.” Capitaine de la police nationale, Thierry Fady confirmait la complexité du problème : “On arrivait à dresser des contraventions aux prostituées, en vérifiant l’état de leurs camionnettes. Mais elles ont trouvé la parade en se déplaçant avec des véhicules ayant satisfait au contrôle technique et qui ne contreviennent pas au code de la route.”

On a ensuite survolé des dossiers souvent évoqués lors des dernières assemblées : le Matmut Stadium, dont l’agrandissement n’a pas provoqué de réactions négatives des riverains, les abords du centre commercial des Velins toujours pas exempts de reproches en matière de propreté, ou encore la création de nouveaux espaces ludiques pour les jeunes. La demande est formulée par certains habitants, mais… « dès qu’on en installe de nouveaux, des riverains viennent exprimer leur ras-le-bol des nuisances sonores”, soupirait le maire.

Une dame, qui réside entre le 40 et 42 avenue Viviani, a également exprimé ses difficultés : “Je me déplace difficilement et le simple fait d’aller acheter mon pain à la Huche devient un calvaire. Devant ce commerce, les automobilistes se garent en dépit du bon sens, certains s’installent sur le trottoir ou sur le passage piéton. Plutôt que de faire continuellement des papiers sur ce qui se passe aux Minguettes, « Expressions » devrait penser à nous, à notre quartier.”

Malgré ces quelques remontrances, les discussions de ce conseil de quartier ont été plutôt posées. “C’est parce que mon prédécesseur a fait tout le boulot !”, a glissé Geneviève Soudan. Mais c’est aussi parce que les permanences mensuelles et les visites de quartier sont toujours bien suivies. Le plus souvent, les riverains y trouvent des interlocuteurs (bailleurs, techniciens du Grand Lyon, etc.) qui ne sont pas forcément présents aux assemblées générales. La preuve par cette réunion du 28 octobre…

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