Saint-Jean Industries : une délégation en Croatie ?

Les anciens de Saint-Jean Industries ont été reçus jeudi dernier à l'hôtel de ville

Le tribunal de Prud’hommes a récemment donné raison aux ex-salariés de l’usine Saint-Jean Industries, qualifiant leurs licenciements de « sans cause réelle ni sérieuse ». Le  28 octobre à l’hôtel de ville, en présence d’une trentaine d’anciens salariés de la fonderie et de nombreux élus vénissians, l’occasion était donc idéale pour faire un point sur ce dossier. Et de lancer l’idée de se rendre en Croatie, afin, selon le député du Rhône André Gerin, “de se rendre compte, par nous-mêmes, comment les choses se passent dans l’usine de Croatie du groupe, où l’on a transféré de nombreuses machines venant du site de Vénissieux”.
“Le jugement des Prud’hommes met en avant le comportement fautif et manipulateur du dirigeant de Saint-Jean Industries, relevait Michèle Picard, maire de Vénissieux. C’est bien lui qui a rompu le contrat avec Renault Trucks, pour spéculer dans un premier temps sur l’augmentation du prix des pièces, puis justifier la liquidation de l’usine au nom de la crise économique.” La satisfaction était également de mise pour François Dumoulin, l’avocat des anciens employés : “C’est un jugement exemplaire. Il témoigne d’une prise de conscience, à l’unanimité des quatre conseillers, de ce qu’il s’est réellement passé : il s’agissait d’une stratégie décidée dans le but  final de forcer Renault Trucks à se tourner vers l’autre usine du groupe, située en Croatie.”
Ce dossier n’est pas clos pour autant : le mandataire liquidateur ayant fait appel de la décision des juges du travail, une nouvelle audience se tiendra le 21 juin 2011. Quant aux cinq délégués du personnel contestant l’autorisation donnée par l’inspection du travail concernant leurs licenciements, ils sont toujours en attente d’une date de procès, au Tribunal administratif cette fois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *