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Habitat participatif : cherche candidats pour imaginer un projet immobilier sur-mesure

La Métropole et la Ville souhaitent favoriser la création d’un projet d’habitat participatif au cœur de la future Zac Monmousseau-Marché-Balmes.

Quelques habitants ont montré de l’intérêt pour un éventuel projet d’habitat participatif dans le périmètre de la Zac Monmousseau-Marché-Balmes.

Plutôt que de choisir dans son coin son appartement sur plan, pourquoi ne pas se regrouper à plusieurs pour concevoir l’habitat collectif qui corresponde aux envies de chacun ? Cette opportunité d’habitat participatif peut être offerte à une partie des futurs habitants de la Zac Monmousseau-Marché-Balmes. Cette Zone d’aménagement concerté d’environ 23 hectares, située entre le château d’eau des Minguettes et l’hôtel de ville, sera bâtie ces prochaines années, potentiellement à partir de 2027.

Pour susciter l’émergence de vocations, dans la Zac ou ailleurs, la Métropole de Lyon, la Ville de Vénissieux et l’association La Fabrique de l’habitat participatif ont organisé un forum d’information en mairie, jeudi 20 juin. « Venez imaginer votre futur lieu d’habitation ! », était-il mentionné sur l’invitation publiée sur le site de la Ville. Ce type d’habitat, à mi-chemin entre la copropriété et la collocation et entre le privé et le social, se développe aux quatre coins de l’agglomération. Dans des petites communes huppées, comme à Saint-Germain-au-Mont-d’Or (Les Choux lents), ou dans des quartiers populaires, comme La Saulaie à Oullins, où le projet Commun immeuble devrait voir le jour en 2027.

« On ne veut pas que l’habitat participatif soit réservé aux quartiers aisés, expose Renaud Payre, vice-président de la Métropole délégué à l’habitat, au logement social et à la politique de la ville. Ce n’est pas un produit réservé aux bobos, même si je n’aime pas utiliser ce terme. La Fabrique de l’habitat participatif est là pour vous accompagner. Dans une Zac, la Métropole maîtrise le foncier. Cela facilite les choses. On le voit actuellement à La Saulaie. »

« Plus qu’un simple mode de logement, c’est une philosophie de vie »

Côté Ville, le souhait de voir se concrétiser un programme de ce type ne date pas d’hier. « Développer un projet d’habitat participatif avec un appel à projets pour mobiliser un groupe d’habitants motivés pour concevoir leur habitat innovant » est l’engagement numéro 127 du plan de mandat 2020-2026. « Ce projet pourrait voir le jour dans le cadre de la Zac, confirme le maire Michèle Picard. Dans un cadre vert et proche de toutes commodités, la Ville souhaite conduire ce projet avec des Vénissians, quel que soit leur âge, leurs revenus ou leur milieu social. Plus qu’un simple mode de logement, c’est une philosophie de vie et une réponse aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux de notre époque. »

Ce forum d’information du 20 juin invitait les habitants à se familiariser avec le concept d’habitat participatif.

Au public séduit par le concept, Roger Dumont (Habicoop Auvergne-Rhône-Alpes, membre de La Fabrique de l’habitat participatif) suggère : « Lorsqu’il y a une volonté politique, les citoyens doivent s’emparer du sujet. Si le foncier est la question centrale, il est essentiel qu’un groupe se forme. »

Membre de Chabada (Coopérative d’habitants bâtisseurs d’avenir), un habitat adapté aux séniors dans le 8e arrondissement de Lyon, Vincent témoigne : « On maîtrise le plan architectural. On a obtenu notre permis de construire. Sur le plan financier, aussi, on est à la manœuvre. On sollicite les banques pour obtenir un crédit, ainsi que des partenaires pour les subventions. Actuellement, on attend une réponse de l’Agirc-Arrco. »

Dans l’assistance, une dizaine de personne seraient favorables à franchir le pas. C’est le cas de Franck (33 ans), qui réside près du marché des États-Unis (Lyon 8e) : « L’aspect social me motive. J’imagine une structure d’entraide dans le voisinage, des ateliers bricolage, ou encore un potager collectif. » Noria (58 ans) habite en maison, rue Marat. Vénissiane depuis sa naissance, elle cherche aujourd’hui à vivre en bonne harmonie avec ses voisins : « Je prends de l’âge, alors je cherche à vivre en communauté. Ces choses-là se perdent. Les gens ont tendance à se refermer sur eux-mêmes. Autrefois, à La Démocratie, on était une famille. L’été, on mangeait tous ensemble sur l’herbe. Je suis nostalgique de cette période. J’aimerais retrouver ça. »

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